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Citoyennetés 2/4

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La notion de «citoyenneté» a été analysée et débattue de façon plus élaborée, et depuis bien plus longtemps, dans la tradition française que dans les différentes traditions anglo-saxonnes. Il semble que les choses changent depuis une décennie. Le nombre de plus en plus important d’immigrés et les menaces sécuritaires qui pèsent sur les sociétés occidentales ont fait revenir sur le devant de la scène des notions et des débats d’un nouveau type. Aux États-Unis comme en Europe, on s’interroge sur la «citoyenneté» et l’on se demande «qui est des nôtres?» ou quelles sont les exigences qui permettent de le devenir. L’approche n’est pas fondamentalement constructive, généreuse et positive car elle est la conséquence des nombreuses peurs dont nous avons déjà parlé et de la difficulté à gérer la diversité culturelle et religieuse malgré le cadre légal commun. Ces préoccupations n’étaient pas celles des premiers théoriciens du contrat social tels que Hobbes, Locke, Rousseau, puis Tocqueville (préoccupé par l’égalité des conditions): ce qui comptait, c’était le fondement juridique de l’appartenance et le maintien de l’égalité, la régulation, par le droit encore, des relations interpersonnelles ou de celles qui lient les individus et l’État. L’homogénéité culturelle était acquise et ne laissait point présager de manquement à la lettre et à l’esprit de la législation ainsi déterminée et appliquée. Il s’agissait de gérer des pouvoirs politiques par le contrat social afin de limiter les prérogatives de l’État, circonscrire l’influence des plus puissants et des plus riches et protéger les droits des plus vulnérables.

L’éloge et la défense des principes démocratiques ont été tout à fait positifs et ont permis aux sociétés européennes puis américaines d’évoluer vers un État de droit plus effectif. Depuis longtemps néanmoins, comme nous l’avons dit, une question revient de façon récurrente et lancinante à laquelle on a peine à formuler une réponse sinon claire, du moins cohérente. Sur le plan de la conception philosophique et du droit fonda- mental, l’idée de l’égalité et du contrat social était-elle défendue au nom d’une certaine idée de l’homme (et dont chacun devait bénéficier de la même façon) ou s’agissait-il d’une réflexion circonscrite à sa société, à ses membres, à l’exclusion – ou simplement dans la négligence – des autres ? La question n’est pas anodine, ni nouvelle : déjà la société idéale de Platon dans La République semble concerner une élite à l’image de la démocratie athénienne dont bénéficiait une minorité à l’exclusion de tous les autres (et jamais bien sûr les étrangers, les  «barbares»). La contribution d’al-Fārābī, le «second Aristote» comme l’appelait Ibn Rushd, avec sa réflexion et ses propositions sur la relation entre le poli- tique, le philosophique et l’éthique, notamment dans son Opinions des habitants (citoyens) de la cité vertueuse, révèle la même problématique: qu’en est-il de ceux qui ne sont pas membres de la cité idéale et vertueuse ou qui pourraient, pour une raison ou pour une autre, ne pas être considérés comme des membres à part entière? Le principe positif de l’État de droit et de l’égalité entre «nous» n’a pas épuisé le sens de la question relative à la justice envers ceux que l’on qualifie ou que l’on représente par «eux» : ils sont «les autres», les barbares, les étrangers mais également des individus de l’intérieur dont le statut est déconsidéré comme ce fut, et c’est encore, le cas des dalit («parias») en Inde. Être démocrate et juste entre soi ne prévient pas de la possibilité d’être un colonisateur autocrate et injuste envers les autres: les plus belles philosophies n’ont pas su éviter ces contradictions et l’Histoire est traversée de ces dispositions et traitements contradictoires.

Nos sociétés modernes, plus ou moins démocratiques, riches ou moins riches, sont loin d’avoir résolu ces défis. Les problèmes s’accumulent. Il y a certes le statut de citoyen qui est censé offrir à chacun les mêmes droits et déterminer les mêmes obligations. Le contrat social est ici assez clair et les membres de la société connaissent leurs devoirs et leurs prérogatives. Il existe néanmoins d’autres statuts : un pour les résidents, puis un autre pour les immigrés (eux-mêmes qualifiés, dans la plupart des pays, selon des critères temporels: «de longue durée», «temporaire», «saison- nier», etc.), puis un autre encore pour les réfugiés, il existe enfin une catégorie de l’indéterminé qui concerne les «clandestins» et les «sans-papiers». La loi distingue ces différents statuts et le principe d’égalité en est, par définition, dépendant. Ce qui est troublant, et très gênant, est de constater que des statuts différenciés justifient des traitements différenciés qui peuvent aller à l’encontre du respect de la dignité humaine. Les interprétations de la loi et les modalités de son application (plus que la lettre de la loi, même si parfois c’est sa lettre qui fait explicitement problème) légitiment des traitements inacceptables, en totale contradiction avec ce que l’on considère comme juste pour soi et entre soi. À cause de la «préférence nationale», des résidents et des immigrants tout à fait compétents peuvent être marginalisés et parfois traités de façon odieuse, comme c’est le cas dans de nombreux pays occidentaux, asiatiques, africains ou dans les pétromonarchies.

Les réfugiés et les sans-papiers sont criminalisés et subissent des humiliations quotidiennes: exploitations, mauvais traitements, arrestations, renvois par charter, en masse ou individuellement, dans les «pays d’origine». Peut-on, à l’exemple des philosophies anciennes qui pouvaient louer Athènes et mépriser les «étrangers», se contenter du noble statut de citoyen et le distinguer jusqu’à la myopie des statuts peu enviables de «barbare» immigré ou clandestin? Derrière des catégories et des intitulés, n’est-on pas en train de créer, ou d’accepter, de nouvelles castes et des statuts qui distinguent par l’origine, la couleur et la richesse? Nos démocraties protégées justifient-elles l’esclavage caractérisé de tant de femmes et d’hommes? Si la faute directe n’est certes pas celle des démocraties «en tant que telles», l’acceptation silencieuse de ces hiérarchies et de ces traitements discriminatoires n’est-elle pas, en soi, une faute morale?  C’était le sens de la mobilisation des pays d’Amérique latine quand l’Union européenne a voté sa loi sur l’immigration, la «directive retour», qui encourage les «retours volontaires» et légalise notamment l’emprisonnement des sans-papiers et l’expulsion des mineurs. Les pays d’Amérique du Sud (avec un silence assourdissant de l’Afrique et particulièrement des pays d’Afrique du Nord) ont critiqué cette « directive de la honte » en rappelant aux Européens qu’il n’y a pas si longtemps c’étaient, eux, les migrants vers l’Amérique et qu’ils y ont été accueillis d’une façon bien différente. Ils ajoutaient qu’il fallait établir un lien direct entre les migrations et les Droits de l’homme : ces derniers s’appliquent aussi aux immigrés et aux réfugiés qui, poussés par des circonstances économiques, et souvent la misère, cherchent une issue pour survivre. Tout se passe comme si les Droits de l’homme étaient devenus un discours et un instrument entre les mains des riches : un discours pour glorifier leurs idéaux, un instrument à géométrie variable pour protéger leurs intérêts. De l’Amérique du Sud à l’Asie, c’est l’idée que s’en font des milliards de femmes et d’hommes dont les conditions de vie font des droits humains une pure illusion de l’esprit.

Il faut aller plus loin encore car des catégories se sont même instaurées entre les citoyens. Il y a «citoyens» et «citoyens», semble-t-il. D’un côté ceux qui ont participé historiquement, de façon plus ou moins réelle, idéalisée ou fantasmée, au contrat social originel, qui partagent la culture homogène commune et qui, dans la psychologie collective, font bien partie de la société. Ceux-là semblent bénéficier naturellement des mêmes droits. Puis il y a les autres, les «nouveaux citoyens» dont la culture et la religion sont perçues comme différentes, qui peuvent être certes citoyens mais avec un statut particulier. Ils sont encore «eux», à l’extérieur, une «minorité» alors que le concept de «citoyenneté minoritaire» n’existe pas juridiquement. C’est un statut psychologique : ces «citoyens» doivent encore s’intégrer, prouver (souvent après plusieurs générations) qu’ils sont à même de faire vraiment partie de «nous». On a ainsi créé un nouveau type de citoyenneté qui ne se satisfait pas du seul respect de la loi pour ceux à qui l’on ne fait pas entièrement confiance (dont on se méfie clairement) : ces «nouveaux» citoyens auraient d’ailleurs tort de réclamer l’application égalitaire de la loi car il est «normal» d’imposer des exigences supplémentaires à ceux dont on doit vérifier l’«intégration» et la «loyauté». C’est ce que le jeune sociologue hollandais Willem Schinkel a appelé la «citoyenneté morale» : il n’y a rien de légal, rien de véritablement formel, mais on a établi une sorte de liste de ce qui est attendu d’un citoyen culturellement et religieusement différent afin qu’il «régularise» son statut. Au-delà du respect des lois et de l’acquisition de la langue, on n’hésite pas à s’ingérer dans sa vie privée, à questionner ses coutumes, sa façon de se vêtir ou d’éduquer ses enfants, etc. Rien n’est clairement dit, tout est dans l’informel, mais cet informel de la «citoyenneté morale» ou de la «citoyenneté psychologique» a des conséquences très concrètes sur les individus : ils ne font pas vraiment partie de la psyché collective et peuvent subir des discriminations dont la «majorité» ne s’offusque pas vraiment. Après des générations de présence, la réussite légale et psychologique de l’intégration équivaudrait à cesser de parler de l’intégration, mais c’est le contraire que l’on constate : après deux, trois, quatre générations, «ils» sont toujours d’«origine immigrée». Peut-être faudrait-il rappeler, et c’est au fond le message implicite et explicite que voulaient faire entendre les Sud-Américains à l’Europe à propos de sa «politique d’immigration», que la différence entre les immigrés ou les «nouveaux» citoyens et les «citoyens de souche» tient au fait que ces derniers sont simplement des immigrés de plus longue date. Nous ne sommes plus dans l’ordre du droit mais dans celui du psychologique, de l’informel, du temps et de la confiance (en soi et en l’autre) et l’on aurait tort d’en minimiser les conséquences.

12 commentaires - “Citoyennetés 2/4”

  1. Très raisonnable comme texte. Je vis au Québec et c’est vrai qu’il existe ici la pensée binaire. Ce qui m’étonne c’est que les immigrants sont tombétombés dans ce piège où eux même au lieu de se considérer comme des québécois, ils se voient encore comme immigrants et voient les blancs qui se réclame du fait d’être souche comme les seuls vrai québécois.

  2. J’apprécie beaucoup vos analyses.Quelques soient nos origines nous devrions tous nous considérer comme des citoyens à part entière dans les sociétés dans lesquelles nous vivons.Il y aura toujours des concitoyens qui, pour différentes raisons, nous renverront sans cesse à nos appartenances les plus étroites.A partir du moment ou nous nous considérerons comme appartenant à la même communauté nationale, les regards se feront moins pesant, même s’il est fatiguant de devoir se justifier à chaque fois sur une origine ou une autre. La meilleure réponse à apporter à tous nos concitoyens qui doutes encore de notre sincérité est de contribuer positivement à la vie de notre société .

  3. Je suis d’accord avec votre analyse mais quelles solutions ou propositions préconisez-vous ?
    Dans l’attente de vous lire

    1. Salut frère,

      Je pense que; Justice, vérité sont la seule « solution », la paix en dépend, il faut revenir au sens des choses, et le sens(plus que la définition) de la

    2. Salut frère,

      Je pense que; Justice, vérité sont la seule « solution », la paix en dépend, il faut revenir au sens des choses, et le sens(plus que la définition) de la justice et la vérité(dont dépend la paix), est un pays sans chemin, il n’y a pas de « chemins » qui y mène, on y est ou pas, la justice et juste et la vérité est vraie, c’est « binaire », mais c’est juste et vrai, tu dis la vérité ou pas. Ce n’est pas la vérité qui blesse, mais les mauvaises actions, dire la vérité ne fait aucun mal, elle le révèle…

      Bref, il faut être humble, juste et véridique, je pense qu’avec ça, la paix sera la seule alternative.

      Courage et endurance a tous et bon ramadan,

      Philippe WILLKOMM

  4. Salam, Bonsoir…

    le drapeau du(de la) Citoyen(ne) ou de la Démocratie est-il hissable en même et bon et autre lieu, est-il déjà définissable valable improbable imaginable…, en tous cas aujourd’hui et d’un sujet à l’autre, il est souvent sur les tables, à penser à savoir, à compter à croire…il ne peut être des sens déplacés ou des raisons d’ironies à ces mots, à ce passage, car bien des présents sont, ou paraissent toujours comme, des maux mal dépassés des hommes, en général, mais, d’une façon tout à fait précise en mathématique simple, il est représenté que le « plus petit dénominateur commun » désigne et constitue, en tout plus bas lieu, le premier « palier » d’un sous ensemble, comme l’aboutissant sine qua none d’une recherche corrélant du même acabit des fondements des liens et des valeurs parmi des références relatives à un problème, à une suite, à un résultat, donné(e), encore que l’infinité demeure pourtant et toujours, le plus grand se portant toujours vers l’inconnu…

    en bon parallélisme sociétal, la citoyenneté humaine c’est sans doute le point de base à toutes démocraties qui décide, qui réfléchit, mais qui varie aussi, donc, culturellement naturellement et structurellement, par le sens et par la raison ordinaires qui produisent cette reconnaissance légale légitime et civile, c’est dire et entendre de bons droits à chacun et à chacune d’être « nommé(e) », ou prénommé, et présent(e) dans l’ensemble, sans aucun préalable et comme d’une première « mesure » parfaitement égale, par le ou les communs d’une d’entre elles, et, à ce titre considérable et considéré et bien qu’il soit des singularités anciennes et/ou nouvelles au centre d’une égalité, tout ne peut demeurer s’installer ou se créer pleinement et logiquement tant au demeurant qu’aux ayant droits, en consacrant et/ou en conservant perpétuellement une distance « exclusive » sur la réalité…

    confiant(e), voulu(e), interrogatif(ve), et inversement, disons que le(la) Citoyen(ne) s’apporte des origines de l’Humain et que l’Humain s’entretient des origines du(de la) Terrien(ne), du départ de la Vie comme des particularités successives des vivants, comment s’élever autrement que communément d’un seul et même ensemble, de fait la confiance est-elle une volonté ou une faculté, à prescrire et à renouveler…des périodes…, les deux pourrait-on dire si toutes deux s’apportent et s’entretiennent, individuellement et collectivement, des valeurs d’ensemble réunies et réussies à toutes origines, la Culture Citoyenne est donc bien la dernière née des origines et des ensembles et, comme bon nombre de faits à prétendre du meilleur et du savoir, « Elle » ne peut ni émettre ni rendre, en principe, une et/ou plusieurs valeurs moindre que toutes autres et précédentes…

    à l’heure des politiques et des renouvellements qui les consacrent éligiblement, il serait donc peu difficile à toutes intelligences de ne pas, ou plus, commettre l’expérience en mal ou en manque de diplomatie telle qu’à faire reconnaître la primauté démocratique et citoyenne comme moyen et besoin incontournables des sociétés et comme nécessité relative des responsabilités culturelles traditionnelles nouvelles d’une vie, des êtres, du monde, d’ailleurs et parmi certaines facultés humaines mises en avant des communs et des natures, la liberté l’égalité la fraternité la dignité la solidarité la spiritualité… n’ont nulle frontière d’existence, et chaque fois la modernité ne peut être un élément inégal ou moins élevé ou moins fréquent à leurs valeurs constantes et réunies, à leurs droits apparents et définis, à leurs mémoires suivantes et élargies…

    …KHassan…Salam…merci…

  5. Salam!
    Nous avons acheté une maison à la campagne, el hamdoulillah! Aucun voisin ne nous salue… Je les salue dans le vide…Peut-être qu’un jour… (je suis française convertie à l’islam et je ne porte pas de vêtement « étranger » ou « étrange »!) mais on me vois comme une étrangère à cause de mon foulard.

    1. Salaam ma sœur,*

      J’habite aussi dans un petit village, il ne faut pas te formaliser, l’important c’est ton comportement a leurs yeux, qui pourra te reprocher d’être juste, digne et humble ?

      Pour le foulard ils oublient que leurs grand-parents, le portait et ne sortaient jamais sans, ils ont la mémoire sélective et l’influence « facile », persévère, si ton cœur est juste, grâce a dieu !

      Courage et endurance a toi,

      Philippe WILLKOMM.

      PS : Soit avec Dieu dans le secret de ton cœur et « ils » verront qui marche avec toi.

  6. très bon commentaire.
    A remarquer et à regretter le phénomène de la discrimination des minorités par la majorité, pas seulement dans les démocraties, mais dans tout groupe social, l’on chemine gentiment sur la prise de conscience
    des évidences sociologiques.
    la conscience du problème doit amener chacun a étudier son propre rapport aux autres. il est facile de se retrouver à son tour dans la position du minorisé, dans les différents cercles que nous fréquentons sur tous les plans (sociaux, d’opinions, religieux….)
    le sentiment d’appartenance est structurant des sociétés. et donc positif globalement.
    un nationalisme éclairé, n’existe pas encore à ma connaissance.
    la véritable laicité, terrain de tolérance des diversités religieuses, est rare.
    les convictions à la fois solides et altruistes, généreuses, sont du domaine du potentiel non réalisé.
    il nous faut une grandeur d’ame et beaucoup de sagesse pour réaliser une alchimie spirituelle, seule capable de réconscilier les unités majoritaires et les unités minoritaires d’une population.
    au travail !

  7. Je partage avec vous cette analyse qui résume la pensée dans nos sociétés dites modernes, ou la théorie de « l’autre » a permis à l’homme occidental de se cacher derrière le terme « autre » pour créer les barrières et les murs de séparation de l’autre, celui qui ne me ressemble pas est autre , celui qui n’a pas la même religion que moi est autre, celui qui ne s’habille comme moi est autre, celui qui ne me ressemble pas est autre, « l’autre » est aussi « autre ». Alors que cet autre est humain et l’autre « autre » est aussi être humain, tous les deux êtres pensants et liés depuis la création de la vie , alors qu’est ce qui empêche, les hommes de devenir humains et de s’entendre pour se comprendre. Edgar Morin disait qu’il faut introduire dans l’enseignement primaire la question de « c’est quoi l’humain » .

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