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Identité et métamorphose

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La métamorphose est un sujet qui vous importe, mais pour qu’il y ait métamorphose, il faut changement d’identité, en tout cas altération. En Europe, contrairement aux cultures anglo-saxonnes, on part du principe que l’identité peut changer, alors que pour un anglo-saxon, l’identité est inaliénable et difficilement modifiable, en raison du principe d’unité. Je me reporte par exemple au livre de Stéphane Ferret, intitulé Le Bateau de Thésée . Le navire en question, perpétuellement réparé au fur et à mesure que ses pièces s’abîmaient, conduisit les sophistes d’Athènes à s’interroger : à force de remplacer et de modifier, s’agit-il toujours du même bateau ? Vous-même, quel rapport établissez-vous entre identité et métamorphose ?

Edgar Morin: Sans cesse les molécules de notre corps meurent et il en naît de nouvelles. Atomiquement, moléculairement, cellulairement, je ne suis jamais le même. Enfant, adolescent, adulte, je ne suis plus physiquement le même. Et pourtant, je conserve mon identité fondamentale (Je) et globale d’individu. Maintenant, regardez le cas le plus connu de métamorphose : celui de la chenille qui s’entoure d’un cocon pour devenir papillon. Elle commence par détruire certaines de ses fonctions, son tube digestif par exemple, alors qu’elle conserve son système nerveux. Au terme de nombreuses transformations, ressort un être tout à fait nouveau qui est cependant le même. Doté de nouvelles qualités, il a pourtant gardé son identité, tout en transformant sa forme. Par la métamorphose, une identité se maintient en transformant beaucoup d’elle-même à partir de potentialités créatrices préalables. Quel est le problème de la métamorphose sur le plan historique ? C’est que nous avons affaire à des sociétés humaines extrêmement différentes, chacune ayant son identité, mais emportées dans un processus unique que l’on peut appeler mondialisation et qui les transforme parfois pour le meilleur et souvent pour le pire, sociétés qui sont elles-mêmes en voie de transformation. Par exemple, l’Europe du Moyen Âge s’est métamorphosée en Europe moderne à la suite de processus multiformes et de conflits incessants.

La métamorphose est donc une chose assez banale. Je dirais même que chaque individu humain, sitôt sorti du ventre de sa mère, d’embryon quasi aquatique se transforme en être qui va vivre à l’air libre. La métamorphose ne me pose donc pas de problème particulier sur le plan de l’identité. Sur le plan de la planète, il y a un problème d’identité : nous sommes tous humains à travers cette diversité de cultures, de civilisations. Or je considère que c’est une richesse et que, à partir de l’unité humaine, une métamorphose pourra créer une métasociété au niveau planétaire, tout en respectant les différences culturelles car chaque culture contient ses vertus, ses savoirs, ses illusions, ses superstitions. Ceci est vrai aussi pour la culture occidentale, qui, évidemment, a des carences et des vertus.

Mon idée est que, dans le processus actuel d’occidentalisation, les peuples non occidentaux prennent le meilleur de ce qu’a fait l’Occident – les droits humains, les principes démocratiques –, mais gardent le meilleur de leur tradition et de leur culture – le sens de la solidarité, le sens de l’hospitalité – et intègrent leur propre médecine dans une médecine mondialisée… Mon idée, c’est la symbiose du meilleur des civilisations. Il s’agit d’une étape préliminaire : la métamorphose ne peut être télécommandée par quiconque, de même que l’Europe féodale s’est transformée en Europe moderne avec la création des Nations modernes, la Renaissance, le commerce, l’économie, les voyages maritimes… Nous pouvons penser qu’une possibilité métamorphique est la seule possibilité de salut de l’humanité car il faut créer cette unité humaine institutionnalisée qui, je le répète, respecte les diversités.

Pour moi, la métamorphose remplace aussi le mot de « révolution » car, dans la Révolution telle qu’on la connaissait, telle qu’elle s’est imposée notamment avec le communisme, l’idée était de faire table rase. C’est d’ailleurs ce que chante L’Internationale : « Du passé faisons table rase… » On crée un avenir à partir de la destruction du passé. La révolution ne peut être que violente, de façon à arracher jusqu’à la racine les éléments de l’ancienne société. Or, à mon sens, l’idée de métamorphose maintient une continuité dans la transformation ; c’est-à-dire que le meilleur des cultures acquises dans le passé des sociétés humaines va pouvoir féconder la possible métamorphose. L’idée de métamorphose est à la fois transformation radicale et, en même temps, non-rupture avec le passé.
Voilà toutes les raisons qui m’ont fait élire la notion de métamorphose plutôt que la notion de révolution.

Tariq Ramadan: J’ai trouvé très intéressant l’usage de ce concept dans votre livre. Ce qui distingue la métamorphose de la révolution, c’est en effet ce rapport au passé et, bien sûr, la notion de rupture. Qu’est-ce que l’on rompt, qu’est-ce que l’on rejette et qu’est-ce que l’on préserve ? En sociologie, dans les sciences politiques ou dans les traditions religieuses, on parle souvent de « réforme » pour véhiculer la même idée. Je me définis d’ailleurs comme un réformiste et je pourrais désormais ajouter « partisan des métamorphoses »!

Mais il faut que nous nous mettions d’accord sur les concepts de « globalisation » et de « mondialisation ». Vous utilisez ces deux termes dans un sens différent, alors que l’on ne fait pas cette distinction dans d’autres langues, notamment lorsqu’on se réfère, en anglais, à la notion de globalization. Vous affirmez que la mondialisation est ancienne (comme d’ailleurs le penseur algérien Malek Bennabi, qui fut l’un des premiers à faire usage de ce terme), alors que la globalisation serait un phénomène nouveau, qui change la nature même de la mondialisation. La globalisation de l’économie, de la culture et celle des moyens de communication serait la conséquence de la révolution des moyens technologiques et des relations internationales.

On assiste néanmoins partout à des courants de résistance à une globalisation qui nous fait perdre nos anciens repères. Partout, on voit naître des régionalismes, des revendications identitaires qui ne célèbrent pas la richesse et l’ouverture, mais la peur, le recroquevillement, l’enfermement sur soi pour se protéger du monde. C’est une pensée réductrice qui nourrit les populismes et fait renaître les nationalismes réducteurs et parfois xénophobes.

L’autre élément marquant est l’hypertrophie de la notion d’« identité ». On s’y réfère partout et tout le temps, en Occident comme en Afrique, au Moyen-Orient, en Amérique du Nord, en Amérique du Sud et en Asie. L’« identité nationale », l’« identité culturelle », l’« identité religieuse » deviennent autant de références closes, étriquées et souvent exclusives. La globalisation, paradoxalement et négativement, a enfanté le culte de l’identité exclusive, une identité frileuse, craintive de tout ce qui la questionne, l’appelle à la réforme ou à la métamorphose et la mettrait ainsi en danger.

Comment sortir de ces pièges, de ces enfermements dangereux ? Le Moyen-Orient vit les mêmes phénomènes. Dans L’Islam et le Réveil arabe , j’étais très critique sur la notion de « printemps arabe ». Je mettais en évidence que les nationalismes exacerbés étaient l’une des caractéristiques des limites du mouvement. Nous le voyons aujourd’hui confirmé par les faits : les peuples se sont pensés en nations fermées, avec une bonne dose de populisme, sans solidarité transversale Sud-Sud. Même le discours religieux est nourri par ce populisme qui galvanise les peuples au nom d’une identité qui les distinguerait des autres peuples et d’un discours essentiellement fondé sur l’altérité. C’est extrêmement dangereux.

Je suis d’accord avec vous : il faut poser comme principe la nécessité de vivre avec le changement, avec l’Histoire, avec la diversification. Mais il faut penser ce changement. L’évolution est un fait, une nécessité, et l’on doit vivre avec ; en même temps, il faut tâcher de lui donner une orientation, du sens, des finalités. Il faut être, devenir et rester sujet de son histoire : un sujet qui donne un sens à son histoire. Il en va de notre attitude vis-à-vis du changement car il ne s’agit pas seulement de célébrer le progrès pour être progressiste ou la réforme pour être réformiste. La façon dont nous percevons notre rôle dans l’Histoire est déterminante. Au cœur des civilisations, de leur être et de leur évolution, se pose la question de ce qui les définit et leur donne sens.

Dans mon univers de référence, j’ai été confronté à de nombreux savants et penseurs musulmans qui parlaient de « réformes » ; dans leur esprit, il ne s’agissait pas de changer le monde, mais simplement de se réformer pour s’y adapter. Des avis juridiques fondés sur la notion positive d’ijtihad – réflexion juridique indépendante – finissent par nous faire accepter de devenir les objets, les victimes d’une Histoire qui change sans nous. Accepter le changement et les métamorphoses ne suffit donc pas, encore faut-il déterminer le rôle de l’homme dans le processus. Il y a deux types de réformes : l’adaptation, qui subit, et la transformation, qui impose d’être un sujet établissant du sens et mû par des finalités.

Ce que vous dites de la métamorphose est essentiel : il faut savoir ce qui reste identique et ce qui se transforme, ce qui maintient l’identité et ce qui permet la métamorphose. Il faut accepter de se transformer tout en ayant conscience de ce qui demeure identique. C’est le plus difficile, parce que cela suppose d’avoir une connaissance profonde de soi, de son histoire, de connaître sa richesse et ses déficiences, de connaître également la richesse des autres – car la métamorphose, c’est également tenir compte de son environnement et d’autrui.

Il existe une tradition prophétique qui dit : « La sagesse est la propriété perdue du croyant. Il doit s’en sentir le propriétaire partout où il la trouve. » Cela revient à dire, au cœur des évolutions historiques et des diversités culturelles, qu’il convient d’avoir l’esprit ouvert à toutes les sagesses du patrimoine de l’humanité – cette sélection du bien par chacun dont vous parlez. À la lumière de cette tradition, et dans l’esprit de Montaigne, je dirais que lorsque je discute avec un individu avec qui je suis ou non d’accord, s’il a une bonne idée, c’est la mienne, et s’il en a une mauvaise, eh bien, c’est la sienne !

Ce rapport à autrui est celui que les civilisations devraient nourrir entre elles ; malheureusement, on retient souvent le moins bon des civilisations dominantes. Observez ce qui se passe dans les pays du Sud par rapport à la culture dominante occidentale : l’occidentalisation se résume souvent à la colonisation culturelle de ce qu’il y a de pire dans la culture occidentale. Non pas l’éducation, les droits, les sciences et la liberté, mais le consumérisme, les modes, et le culte de l’avoir. La métamorphose a des exigences et ce que vous appelez « métamorphose », je l’appelle « réforme radicale » : un processus de transformation qui ne se coupe pas de son passé, mais qui s’impose de tenir compte de l’évolution du temps et des cultures. Je discerne d’ailleurs dans vos propos une certaine radicalité. Il faut être conscient qu’il est des ruptures à vivre et que continuer sans rompre avec certains modes de pensée revient à foncer dans le mur.

6 commentaires - “Identité et métamorphose”

  1. « …Elle commence par détruire certaines de ses fonctions, son tube digestif par exemple, alors qu’elle conserve son système nerveux. Au terme de nombreuses transformations, ressort un être tout à fait nouveau qui est cependant le même. Doté de nouvelles qualités, il a pourtant gardé son identité, tout en transformant sa forme… »

    Salam aleykoum,

    Comment pouvons-vous le savoir et le vérifier que le papillon a gardé l’identité de la chenille, on sait ce qui entre et on sait ce qui sort dans la forme, physiquement, l’identité ce n’est pas que ça, si?

    Donc, comment pouvons-nous savoir que le papillon a gardé l’identité de la chenille, puisque nous ne savons pas quel changement a eu lieu a ce niveau la, nous ne pouvons pas nous comparer, nous ne subissons pas la même métamorphose et même si c’était le cas comment vérifier que le changement est identique?

    Qui a demandé au papillon s’il avait tjs la même identité?
    Seul le physique et le visible fait l’identité?

    Peut-on seulement conclure sur le sujet?

    Courage et endurance a tous,

  2. Peut être qu’un monde qui ne change pas n’est pas, n’est plus, tout à fait, un monde… Telles qu’elles se portent, ou s’entendent, la critique, l’opinion, la perspective, raisonnable et différentiable, utile et légitime, seront toujours le fruit et l’éclat du plus résolu ou elles s’approprieront longtemps l’élément ou la faculté du moins méconnu;;; combien, alors, « le » trop peu, « le » trop plein, ou « le » trop juste, quantifié et quantifiable, estimé et estimable, justifié et justifiable, d’une valeur essentielle et commune, et, mais, aussi, réelle et humaine, suffit à s’imposer, ou à se comparer de vérités tant conjuguées qu’inachevées, de réalités tant mouvementées qu’inapaisées, de mesures tant décalées qu’inadaptées, jusque parfois même, s’investissant d’austérités tant démesurées qu’inestimées…

    A chacun des pétales, à chacune des ailes, à chacun des espaces, à chacune des natures, à chacun des partages, à chacune des idées, à chacun des silences, à chacune des pensées…, dès leurs milieux, la métamorphose est perpétuelle car, ou tant elle est universelle, autant, par exemples relatifs et conjugables à tout ensemble identique et composé, et, parmi des grandes évidences, élémentaires et perceptibles, complémentaires et temporelles, horizontales ou verticales, les levants et les couchants des horizons vastes et renaissants d’une nature libre et nourrissante ne se jouent, ne se courent, ne s’entretiennent, seulement et illustrement, par le simple biais de la circonstance tout à fait évolutive des croissances et des absences réfléchies…

    Au fil d’autres exemples, tous aussi récents qu’anciens, aléatoires qu’inopportuns, récurrents qu’humains, car la nature ne migre que de ses biens…, les flux, les épisodes, les complexes migratoires reflètent plus(+) la métamorphose « forcée » de l’identité que l’identité « fondée » de la métamorphose, …, sans doute que les terrien)nes demeurent une belle et grande origine quant ils/elles (se) remarquent tout autre et moindre aspect…

    Un peu, beaucoup, tellement… comme tout ce qui relie suffisamment les choses, les valeurs, les temps, … et se relie paisiblement de sens, de raisons, d’êtres, de vies, d’univers,…, lequel, laquelle ne saurait être, ni à l’autre ni aux autres, ni le grand contraire ni le petit complémentaire d’une « inapparence » de la tolérance, ou ceux d’une nuance de l’inconvenance, d’une absurdité de l’humanité…, d’ailleurs et dès lors, combien naguère s’y pensent, ou s’y rêvent, à l’imparfait, d’un bon état, et, mais, depuis, combien sont-ils sans le découvrir, sans le reconnaître, sans le savoir…

    La valeur d’un espoir n’est pas l’ombre d’un regard…

    …merci…

  3. Au début j’ai voulu réagir selon une analyse linéaire quand subitement j’ai vu qu’il y avait deux auteurs et qu’il s’agissait en fait d’un extrait de livre, d’un échange en fait entre deux personnes, j’ai fais le choix de livrer une analyse transversale.

    Comment ne pas se focaliser sur mes critiques ou faire des critiques positives. Oui je suis une femme j’écris tout ce que je pense, c’est de l’humour.

    Ce qui m’a frappé chez ces deux individus Monsieur E. MORIN et Monsieur T. RAMADAN c’est finalement, non, cette absence de radicalisme. Parce que pour moi, non, non il n’y a pas de place pour la philosophie qui voudrait se tâter avant de se faire une place. Au jour d’aujourd’hui la Politique va mal et elle n’a aucun droit de cité. Comprenez moi… elle n’a pas de place.

    Nous avons aujourd’hui des droits, eh bien que votre ou plutôt vos propos sont à prétention d’améliorer les choses en pensant par les modalités de l’éducation, moi je dis non. Il n’y a pas à discuter. Les choses oui effectivement elles doivent s’imposer. « S’imposer c’est d’ailleurs une expression qui est sorti en fin de texte dans cet extrait », un « s » de trop, ou pas, mais un « s » qui voulait tout dire. Effectivement, être partisan de l’autoritarisme pour nous réformateurs serait être mauvais pédagogue. C’est pour cela que Monsieur T.RAMADAN a dû lorsqu’il s’est relu vouloir formuler la phrase d’une façon différente mais a oublié de retirer le « s ». Mais si, effectivement, les choses doivent s’imposer compte tenu du contexte actuel. Et je ferme cette parenthèse qui pour certains ne serait qu’un détail mais qui pour moi veut dire beaucoup. Entrons dans le vif du sujet si vous le permettez.

    Ici la notion centrale c’est l’IDENTITE, et puis autour viens se greffer la notion de METAMORPHOSE proposée par Monsieur E.MORIN, reprise et appréciée mais contextualisée et cantonnée dans ses conditions d’application par M. T. RAMADAN, qui lui préfère ou la rend pratiquement analogue à la notion de REFORME.

    Nous avons posé les bases ou plutôt les concepts centraux de notre propos. Quant maintenant on pénètre le nectar de cet extrait, parce que vous en conviendrez tous, le but d’un propos est de toucher une finalité. Et quelle est t’elle ? C’est bien sûr le contexte politique perverti d’actualité. Il est perverti parce que, on l’a bien vu dans cet extrait, au carrefour de la pensée de ces deux grands penseurs auteurs de cet extrait, il est le PRINCIPE DE L’INALIENABILITE DU MOI, autrement dit le PRINCIPE DE L’INALIENABILITE DE L’IDENTITE. Viens ensuite se greffer la question finalement polémique selon M. T. RAMADAN de la globalisation qui aurait deux acception en ANGLETERRE et qui serait dissociée en FRANCE exclusive de la mondialisation. J’ai envie de dire qu’ils emploient les termes qu’ils désirent, peu importe les conséquences idéologiques au fond voulues et calculées par les politiciens. La terminologie bien sûr a été pointée du doigt par M. T. RAMADAN en raison de son expertise si je puis dire littéraire, son domaine littéraire. Il a donc un regard plus rigoureux quant aux termes, leurs tenants et leurs aboutissants, ce que nous nous ne voyons pas forcément. Pour ma part, il s’agit d’un verbiage des politiciens qui aiment finalement faire croire qu’ils donnent du sens à tout mais finalement à rien.

    Revenons-en à nos droits. Parce qu’au fond c’est cela qui nous importe. Il a été mis en lumière dans cet extrait le fait qu’il est difficile en s’ignorant, en ignorant notre cultures et nos connaissances mais en somme tout ce qui nous compose, de protéger finalement son patrimoine identitaire de la nocivité, Monsieur BANNA aurait parlé de nocivité culturelle de l’Occident, mais bien sûr dans le bon sens du terme il l’aurait employé, il importe effectivement de se protéger de cela. Mais attention moi j’ai une chose fondamentale à exprimer, même si mon idée et moi même ne sommes et ne seront jamais rien. Elle est fondamentale ou elle se veut fondamentale compte tenu du contexte, des réalités, et de nos droits bafoués. J’ai envie de dire en fait qu’il n’y a en réalité pas de discussion, nous n’avons pas à demander à ce que l’on nous concède des droits, à nous battre pour exister, pour nous affirmer nous et notre identité. Nous sommes ce que nous sommes, des sommes oui des racailles, nous sommes, alors pour ma part je n’ai pas grandi dans les quartiers même si je n’habite pas très loin, mais nous sommes des gens de quartiers s’il fallait le dire je le dirais, nous sommes tout ce que nous sommes, et nous n’avons de compte à rendre à personne. Et surtout nous devons être tout ce qui va avec notre humanité, ça veut dire aux premiers rangs desquels nos défauts. Oui effectivement je peux et je dois faire preuve d’arrogance avec les arrogants et les orgueilleux et ceci par exemple me constitue qu’on le veuille ou non. Nous devons être fiers de notre patrimoine quel qu’il soit. Et cet exemple en fait n’était qu’un exemple. Les individus qui vivent dans les quartiers n’ont jamais fait de mal à leur communauté, ces hommes qu’on appelle racaille par exemple, sont les mêmes qui maintes fois m’ont proposé de m’aider à porter mes courses, ils ne m’ont jamais rien volé. Ces mêmes hommes que les politiques insultent sont les mêmes qui m’ont dit en me regardant droit dans les yeux : »Toi tu es algérienne comme moi, je ne te ferais jamais de mal, je ne veux jouer ni avec toi ni avec tes sentiments ». Le politique est raciste. Nous nous battrons à gorge déployé contre lui. Attention sortons la ligne de mire de notre communauté, notre communauté c’est nos soldat. Et on l’accepte. Et on l’accepte.

    Je crois que notre identité c’est la capacité à nous affirmer dans une FRANCE qui est le berceau de l’esclavage moderne. Monsieur T. RAMADAN on a essayer de le canaliser émotionnellement, d’en faire un doux agneaux bien craintif du loup Manuel VALLS, je dis loup parce qu’il a une autorité et donc il a une responsabilité et ce renforcement DGSE toujours plus grand mais toujours plus inefficace met finalement le doigt sur un système assez faillible parce qu’il pousse finalement à travers ses modalités dans le monde en général à un radicalisme non pas que l’islam soit quelque chose qui radicalise, mais dans le travail qu’il doit encore faire pour travailler main dans la main avec les personnes sur le terrain qui serait ses intermédiaires pour travailler au vivre ensemble et effectivement à la paix sociale.

    Je crois que nous devons nous solidariser dans notre communauté. Il faut dire non à l’injustice, il faut qu’on cesse de nous maltraiter tous les jours dans notre quotidien ici en France, parce que vos prétextes en FRANCE de politiciens sont acculés : je ne m’exprime pas comme une lascarde ou une racaille mais on me maltraite tous les jours en FRANCE, je subis le racisme et je ne porte pas le voile. Il faut éviter la radicalisation mais deux côtés !!!!! Parce que c’est le radicalisme politique en FRANCE qui enfante le radicalisme et c’est dommage parce que nous voulons tellement la paix sociale mais tellement.

  4. Salam aleykoum,

    En parlant d’esclavage moderne, j’ai une question, ou deux… si nous voulions faire du monde une « usine » a profits(ce qui inclus le pouvoir et tout ce qui compose cette forme), par quel pays commencerions-nous pour que les autres suivent docilement ensuite?

    Je parle en terme d’image, cette même image qui trompe le monde depuis un temps?
    – L’attention est détournée par le moyen-orient et pendant ce temps… Les chiens aboient, et la caravane passe…

    Personnellement, je commencerais par la France, une fois tombée le reste suivra sans trop de difficulté, si le pays des « droits de l’homme » tombe, qui se lèvera après lui pour ses « droits »?

    Courage et endurance a tous,

  5. Je sais pas si je peux me permettre d’avoir cet égo de rebondir sachant que j’ai eu la chance de publier un commentaire déjà. Je dois laisser la place aux autres et ne pas abuser du temps de ceux qui nous publient. Le temps se paie. Le temps c’est de l’argent.

    Mais Philippe vous avez dit une chose intéressante et je me suis permise de penser qu’elle s’adressait fort probablement à moi puisque vous employiez de nouveau l’expression dont j’ai usé : »l’esclavage moderne ».

    Premièrement, croyez-vous qu’on asservi les peuples sans stratégie et si c’est avec une stratégie, je veux bien mais laquelle ?

    Deuxièmement à votre réponse. Je réponds la France puisqu’elle détient l’hégémonie au niveau international dans tous les domaines (supériorité culturelle, supériorité financière, supériorité de la qualité de la loi,) Mais attention qu’on ne se leurre, croyez-vous qu’on asservissement un peuple on asservit par voie de conséquence directe tous les autres peuples ? Ce serait pour vous un effet domino, cependant je n’en vois pas la causalité.

    Troisièmement, je pense avec une croyance certaine que notre domination sur le monde est possible. Attention quand je dis « on », la possibilité repose sur ce « on », il est pluriel. Mais je crois que le Pouvoir se prend par la stratégie aussi. L’amour par exemple est plus fort que la haine en ce sens qu’il l’anéantit. C’est un exemple. Il est parmi nous des êtres qui ont la capacité de plaire. Au niveau intellectuel, au niveau stratégique, et tout va être question de stratégie. Mais attention… ça n’est pas parce que nous n’agissons pas au niveau international que nous ne devons pas agir au niveau national. Je crois que la séduction est notre instrument de combat. Pour parvenir à nos fins, pour prendre le pouvoir, il faut plaire non ? A une nation, à des soldats, à des hommes, à des femmes… tout passe par là. Et je dis ceci, et vous pensez que c’est utopique… Ne riez pas parce que chacun à notre niveau est en mesure d’avoir une influence aussi petite soit-elle. Mis à part la séduction je ne vois pas d’autre outil de combat. Et c’est l’esprit n’est-ce pas qui contrôle la nation, le pays, alors si avec un peu de tacts nous oeuvrions à une stratégie groupées et/ou indiviuelle là où nous voulons avoir un impact je suis persuadée que notre tâche sera effective aussi petite soit-elle.

    Il y a les armes, il y a l’argent, il y a aussi quelque chose de plus grand la stratégie, la séduction, le sexe, tout cela. Plaire, captiver et ensuite… parvenir à ses fins.

    Moi je peux agir au niveau réseau, contactes, séduction mais je ne pourrais avoir de l’influence qu’à mon niveau individuel et je peux plaire aussi par mon discours. Mais si nous sommes d’individus nous faisions cela tous ensemble, nous parviendront bien sur à renverser la situation…. Mon but est simplement de dire que rien n’est fatale. On ne peut amener la paix sur Terre du jour au lendemain mais on défendre ses droits autant que faire se peut.

    Alors pour revenir sur la publication car avec cette histoire d’esclavage on est allés très loin, ou vous savez soit dit en passant, que le plus grand des esclavage n’est pas celui des corps mais celui des esprits. Et il est aisé, je peux par exemple moi, discuter avec un homme ou plusieurs et parvenir à des actions violentes. Je ne le veux pas, je ne le fais pas… mais je peux le faire. Tout est dans le discours; Cela ne m’intéresse nullement.

    Dites-vous bien que vous avez du Pouvoir aussi relatif soit-il et c’est celui de votre esprit. Là où vos ennemis ont les armes vous avez les armes plus grandes car vous avez l’esprit. Il peut y avoir de mini-guerres localisées, ciblées, mais elles sont possibles, je ne dis pas qu’elles sont bien, je n’ai pas d’avis, je ne suis personne au fond. Mais je dis juste que les possibilités existent. Et la guerre vous savez, elle peut-être dans l’esprit avant tout.

    La plus grande des séductions c’est celle qui consiste, alors on a souvent taxé X et Y d’incohérence… mais la plus grande des séductions c’est de ne pas contrarier l’ennemi. Ainsi vous prenez le Pouvoir en lui disant ce qu’il veut entendre ou ce qu’il veut voir, sans pour autant ne pas lui donner ce qu’il désire. Mais la séduction c’est ça aussi la stratégie politique. Pensez une séduction finalement l’art de séduire dans la guerre ou la guerre du charme. On pourrait appeler à une guerre du charme… Parce que une guerre du charme partout quand nos droits sont touchés. Croyez moi c’est possible. C’est comme embrasser son ennemi… pour gagner. La guerre n’est pas forcément une guerre armée…

  6. Salamaleikum, une belle analyse trop optimiste à mon sens. Globalisation oui, par la force des choses. On doit s’y adapter certes en occident. Toutefois les mélanges des peuples, des cultures et des religions n’ont pas que des richesses. Il est positif de parler du meilleur des civilisations, voire même utopique, car que faisons nous du pire ? Car il existe bel et bien et il va falloir faire aussi avec… Pour être dans le concret, je vis au Soudan depuis plusieurs années et suis bien habituée à la culture, très diversifiée en fonction de chaque tribu. Lorsque je lis récemment dans « Sudan Tribune » que 8000 réfugiés du Darfour, pour la plupart sans formation, ont atteint l’an passé l’Europe, je m’interroge. Certes, il y a une richesse qu’ils vont amener au travers de la culture, mais quelle intégration ? Il est à mon sens urgent que l’Europe éduque cette première génération de migrants en premier lieu. Car je ne sais comment des personnes non éduquées, sortant d’une guerre sans merci, ou le banditisme est répandu (je parle du Darfour), ainsi que les armes à feu, de religion différente, où les hommes font travailler les femmes et qui viennent d’un pays qui peut être assimilé à un autre monde, vont réussir à s’adapter sans aide extérieure à ce pays d’accueil, rappelons le de tradition Chrétienne, développé et organisé ou l’on m’a appris dans mon jeune âge le respect des choses et des autres (pour ce qui est de la Suisse). A mon sens, il est impératif d’enseigner le respect du pays d’accueil, de ses habitants et de ses traditions, la langue, sans que ces personnes n’aient à abandonner les leurs, ni leur religion. Car le respect va dans les deux sens pour que ça fonctionne. Je m’interroge aussi, en discutant avec des soudanais de Khartoum, de classe moyenne, de l’adaptation au niveau religieux. Car chaque personne avec qui j’ai parlé, est convaincue que toute autre personne de religion différente de l’islam ira droit en enfer. En outre, qu’il ne sied pas de s’asseoir pour partager un repas avec des non musulmans, encore moins fêter Noël dans un cadre même non religieux. La situation est devenue invivable et dramatique ici au Soudan et la plupart des jeunes cherchent à quitter le pays si ils trouvent une possibilité. Des mesures drastiques ont été prises par le gouvernement et qui ont pour conséquence que beaucoup de personnes n’ont plus de quoi manger correctement ni se soigner, ce qui équivaut à mourir en cas d’urgence médicale. La salaire moyen revient à environ 80 dollars alors que l’inflation est galopante. Oui, je m’interroge.

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