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Aux sources du renouveau musulman

La montée de l’islamisme inquiète bien souvent et interdit l’analyse et la prise de distance. Pourtant, il existe, depuis les années vingt, un réel renouveau de la pensée islamique qui à sa logique propre. Pour comprendre cet évolution qui va d’al-Afghani à Hassan al-Banna, en passant par Abduh, Rida, Nursi et Ibn Badis, cet ouvrage retrace de l’intérieur la trajectoire, la pensée et la pratique des grands réformateurs de la pensée musulmane de ce siècle.
Les dynamiques qui traversent l’importante production intellectuelle dans le monde islamique contemporain sont complexes et très souvent contradictoires. Période de crise profonde, à n’en point douter, durant laquelle on tente de trouver des repères et de déterminer des orientations qui permettraient à cette civilisation, vivant le quinzième siècle de son âge, de relever avec plus de sérénité les défis de l’époque moderne.
Depuis la seconde moitié du xxe siècle, deux grandes tendances semblent poindre, qui se présentent, toutes deux, et en particulier depuis les années vingt, comme réformistes.Il existe en effet un réformisme que l’on qualifie de «libéral» parce que l’ensemble des intellectuels qui sont affiliés à ce courant se tournent vers l’Occident, sa civilisation, sa culture et ses valeurs et pensent qu’une réforme est aujourd’hui nécessaire dans les modalités de lecture des références islamiques (Coran et Sunna essentiellement) pour permettre à la civilisation musulmane de vivre une « renaissance » à l’image de ce que l’Occident a vécu au xve siècle. L’influence occidentale était déjà très importante dans les cercles d’intellectuels à la fin du xtxe siècle, mais les événements historiques du début de notre siècle vont accentuer et multiplier les débats autour de quelques questions sensibles. En Égypte, par exemple, la chute du califat ottoman (1922-1924) en même lemps que l’application d’une nouvelle constitution (1923) inspirée par les législations étrangères (anglaise, belge, bulgare et suisse en particulier) sont autant de faits qui vont entraîner de vastes pole iniques.
De nombreux intellectuels, au premier rang desquelles Qàsem Amin, Mansûr Fahmi ou Taha Hussein, s’étaient déjà, ori allaient, s’engager dans une tentative de «modernisation» de l’islam selon les modèles et les critères occidentaux. En 1925, ‘Ali ‘Abd ar-Ràzeq, savant, formé à al-Azhar, écrit un livre Al-islaaw wa usul al-hukm (L’islam et les fondements du pouvoir qui,i. provoquer de vives controverses: l’auteur, influencé par le modèle politique occidental mais tenant, dans son analyse, à se limiter au sources islamiques, reconsidère les fondements théologiques de !.: question du califat et conclut à la nécessaire séparation du religieux et du politique.
Les réfutations apportées à son ouvrage seront nombreuses’ on reprochera à l’auteur ses références partielles et surtout, sous la plume de Rashid Ridâ, sa remise en cau,c, d’une des obligations les plus importantes de l’islam (organiser le pouvoir). À l’inverse, quelques intellectuels arabes et, surtout, le,orientalistes considéreront que ‘Ali ‘Abd ar-Ràzeq représente Li- figure du progressiste, du véritable réformiste qui cherche, dr l’intérieur, à faire avancer la réflexion en libérant le monde musulman de ce vieux « mythe » (M. Arkoun) qui lie la religion à la poli tique. Ainsi est apparue dans le monde musulman, et surtout e; Égypte, une « avant-garde » , une « élite », pour reprendre le terme d’Abdou Filali-Ansary, « qui avait opté délibérément pour l’ouverture à l’Occident» : «Cette élite s’affirmait à l’époque en faverar du dialogue avec l’Occident, de l’ouverture à la raison universelle et de l’adoption des valeurs libérales, qui semblaient justement être à l’origine de la puissance et de l’avance de l’Occident. »
Ces intellectuels et ces savants bénéficient d’une audience trèfavorable en Europe et aux États-Unis: ils utilisent les même. catégories rationnelles, la même terminologie, le même rappoi i arir science et à la rigueur déductive et fondent leur autorité sur un rationalisme appliqué, loin des manifestations de la foi et du respect d’un sacré globalisant. Abdou Filali-Ansary va même, le rapprochement est significatif, jusqu’à identifier la portée de l’oeuvre de Ali ‘Abd ar-Râzeq avec celle de René Descartes: “Toutes proportions gardées, on peut considérer que son essai a joué un rôle équivalent à celui du Discours de la méthode: grâce à lui, il y eut introduction de la critique historique dans le champ culturel arabe, de la démarche scientifique appliquée aux choses sacrées.” Cette réflexion est immédiatement «audible » pour le lecteur occidental et elle confirme ce que l’on a souvent répété: l’islam n’a pas encore vécu sa renaissance, son aggiornamento qui, en l’occurrence, consisterait à passer par le même développement historique et intellectuel que celui qu’a connu le christianisme entre le xv et le xviii, siècle. Ainsi, au sous-développement matériel, social et politique correspondrait un autre retard de développement qui est de nature intellectuelle. scientifique et, a fortiori, civilisationnelle: sous peine de s’enliser encore davantage et de demeurer des simples objets de l’histoire, les musulmans doivent adhérer au courant du « rationalisme universel ».
Beaucoup de penseurs musulmans ont assimilé cette conception et ont développé des réflexions particulièrement élaborées concernant les modalités nécessaires à la réalisation d’un rêformisme islamique libéral. Il ne s’est d’ailleurs pas toujours agi de reprendre en l’état tous les apports occidentaux; l’essentiel était surtout l’application rigoureuse d’une méthode rationnelle et scientifique, libérée du poids des considérations prioritairement ou strictement religieuses. Ce courant de pensée existe aujourd’hui, et les intellectuels qui y sont affiliés sont légitimés à s’exprimer et à développer leurs idées concernant le monde islamique et son avenir. Leurs contributions, de surcroît, ont permis un réel développement dans le débat intellectuel au sein du monde musulman. En Occident, ils sont particulièrement prisés et écoutés compte tenu de la proximité, voire souvent de l’identité de leurs références et de leur posture intellectuelle qui ne posent aucun problème de compréhension immédiate en langue européenne ou en arabe, « ils parlent comme nous ».
De Taha Hussein à ‘Ali ‘Abd ar-Ràzeq, de Fu’ad Zakariyya à ‘Abd Allah Larwi (Laroui), de Hassan Hanafi à Muhammad Arkûn (Arkoun) ou Rashid Mimùni et bien d’autres, les traductions d’ouvrages se multiplient et les textes accessibles (en français et en anglais) renforcent l’idée qu’un courant moderniste et libéral est présent et se diffuse dans le monde musulman. On en lit les productions et on en soutient les thèses parce que ces intellectuels semblent être les derniers garants du «penser juste» au sein de la tourmente «intégriste». «islamiste » et «fanatique» dans laquelle semble se perdre le monde de l’islam. Il existe pourtant d’autres penseurs qui, depuis le xixe siècle. se considèrent comme «réformistes» (mujaddidun wa islahiyyun) en ce qu’ils s’opposent au traditionalisme (taqlid) et cherchent, en s’appuyant sur les références musulmanes, à relever le défi de vivre en phase avec leur époque…

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  1. As Salam ‘aleykoum

    Tariq Ramadan,

    Avec tout le respect que j’ai pour votre travail courageux et sincere,
    pouvez vous revenir sur le jugement que le courant reformiste a partir de Rachid Rida a porter sur la these du livre d’Ali Abderaziq, Al Islam wa usul al Hukm ?

    Avec quatre-vingt annees de recul, quels sont vos arguments en faveur ou en defaveur du Califat-Sultanat ?

    Quelle est votre position quant aux prerogatives religieuses du Roi du Maroc en tant qu’Amir al Mouminine ?

    merci de vos eclaircissement

    Emmanuel Nourredine JARNY

    1. Frère Nouredine salaam … Très bonne question! Est ce que vous avez déjà eu une réponse de M. Ramadan ? Je suis très curieux…! salaam Rédouan Harrak de pays-bas.

    2. Merci pour votre pertinente question, mais, hélas, quel assourdissant silence de la part de Tarik Ramadan ???
      Pourtant, je ne crois pas que Nourreddine JARNY soit Sarkozi.
      AL-MARSAWI

  2. Messieurs, je me permet de donner mon humble avie concernant l’appelation Amir Elmouminin du roi du Maroc, et j’éspere tout comme vous que le professeur Ramadan va nous éclaircir ce point.

    Alors, historiquement le terme amir almoumini est apparu à l’époque du régne de sayedouna Omar Ibn lkhattab, en effet l’appelation donnée à sayedouna abou bakr assidik était (خليفة رسول الله), au reigne de sayedouna omar ibn lkhattab il à été appelé au debut khalifata khalifati rassoul lilah ( خليفة فليفة رسول الله), alors un homme sage à proposer le titre d’amir almoumini vue que on poura pas appelé le khalifa suivant ou celui d’aprés par le nombre de ces prédécesseurs (khalifata khalifata khalifata khalifati rassouli llah) Et il a dit : نحن المومنون وأنت أميرنا يا أمير المومنين

    Partons de cette base et à mon avis c’est une simple appelation qui n’est pas chargé d’une grande valeur, au maroc on est des musulmans et nous appelons notre leader et roi amir almouminin, il n’y a aucune charge spirituelle ou materiel ou superstucieuse dans, certe le roi mohammed VI n’est pas ; et de loin; sayedouna omar ou les khoafas, loin de là. Ce que je veux dire c’est que c’est juste une appelations qui a été gonflé aprés.
    Et actuellement ca fait tout un débat, les vrais questions ne sont pas les appelations ou les dénomination les vrai questions doivent porté sur l’education, la santé, l’économie. Il faut pas se perdre dans les fitulités, il faut visé l’essentiel et le primordiale, on a des priorités les gas.
    Merci et bon courage à tout le monde

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