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Dialogue du 19 janvier 2005

Question posée par Alassane: (Postée le 19 janvier 2005 à 22h38)


Salaam Frère Tariq, Nous vous sommes gré pour cette formidable occasion de discuter avec vous. Que dites vous, que faites vous de toutes ces marques d’admiration, d’affection et de reconnaissance que nous aimons bien vous temoingner ? Comme vous garder toujours le silence j’en suis venu à me demander si vous y accorder quelque importance. On dit très souvent que ceux et celles qui s’en prennent à vous ( d’une façon fort indigne quelque fois) ne cherchent, au fond, qu’à s’en prendre à cette religion dont vous vehiculez une compréhension qui ne rentre pas dans les catégories établies et reconnues par  » presque tout le monde monde », de nos jours.Partagez-vous ce point de vue ?



Réponse de Tariq RAMADAN:



Non, je ne garde pas le silence… je prends des forces. Toutes ces marques de soutien me touchent, me renforcent. Je sais, al-hamdullilLah, que je ne suis pas seul. Je remercie en silence parce que je ne peux remercier un à un mes interlocuteurs… Les attaques contre moi sont révélatrices d’un climat mais je ne suis pas une victime. Au contraire, je crois exactement le contraire : on s’attaque à moi, on ment et on calomnie exactement parce que l’on sait ou que l’on sent que je travaille avec des femmes et des hommes qui ne sont pas des victimes et qui refusent qu’on leur attribue ce statut. Nous assumons ce que nous sommes et nos idées : nous ? Ce sont des centaines de milliers de citoyens dont Tariq est seulement, et pour quelque temps seulement, le plus visible.



Question posée par Ihsane: (postée le 19 janvier 2005 à 22H25) Cher frère Tariq,



Lorsque j’ai embrassé l’islam, il y a huit ans déjà, j’ai été accueillie par une communauté très fraternelle. J’ai ressentie cette fraternité humaine que je recherchais tant. Je me souviens de mon premier congrès du Bourget, en 1997, où notre cher frère Yusuf Islam narrait sa conversion… et je me suis alors sentie si proche de Celui qui a choisi de me guider. Je me souviens de vos paroles, en 1998, au Bourget toujours, qui m’ont donné à comprendre la profondeur de l’islam…Ce sont des moments forts pour une nouvelle convertie…Aujourd’hui, le temps s’est écoulé. La communauté qui accueillait, devient parfois une communauté qui juge…Mais, aujourd’hui, cher Tariq, n’est-il pas venu le temps de redonner l’espoir d’une fraternité renforcée en essayant un rapprochement des associations musulmanes en premier lieu. Car tous ces Bourget qui ont eu lieu sans votre personne, ne donne-t-il pas un goût amer à la communauté, à toutes ces soeurs et tous ces frères qui ont besoin de ressentir une union chez les cadres associatifs et les personnalités de notre oumma ? Je pense qu’une table ronde exprimant les divergences d’opinion, mais aussi tout ce qui vous rapproche, vous et l’UOIF, serait un grand bien pour la communauté et éclaircirait beaucoup de malentendus, ne pensez-vous pas ? Barakallahu fik et bonne fête à vous et à votre famille. Votre soeur en Allah



Réponse de Tariq RAMADAN:



Très chère Ihsane, Je comprends votre déception. J’aurais aimé moi aussi que les choses se passent ainsi. Je ne représente pas les musulmans, je n’ai aucun rôle dans une structure ou une association et j’essaie simplement de faire de mon mieux pour partager et servir. Je me trouve aussi dans l’obligation de dire ce qui parfois me paraît inconséquent et irresponsable dans l’attitude de certaines organisations. Ne le prenez pas comme une « division »… c’est une attitude critique et qui reste ouverte au débat. Quant à vous, je vous conseillerais d’essayer de préserver la faîcheur de ces premiers moments… cette communauté peut se disputer sur des idées, elle a besoin de coeurs qui l’unissent par leur tendresse. Soyez de ceux-ci, bi idnilLah



Question posée par ouddane: (Postée le 19 janvier 2005 à 22h21)



Bonsoir cher frere,


Je vous félicite de votre travail en tant que penseur et philosophe, et je ne comprends pas la notion de laïcité ?



Réponse de Tariq RAMADAN:



Il faut pourtant comprendre et étudier cette notion. Il existe de nombreux ouvrages à consulter. Jean Baubérot est incontournable de même que les écrits de Jean Boussinescq ou de Emile Poulat. Le dernier livre d’Alain Gresh est très éclairant. Au travail, un peu de lecture…Le site islamlaïcité.com est également intéressant



Question posée par matt: (Postée le 19 janvier 2005 à 21h51)



Bonsoir Mr Ramadan. Je voulais savoir si vous saviez ce que vous alliez faire maintenant que vous ne partez pas aux Etat-Unis, et si cette décision était définitive. Est-ce que vous pensez reprendre un poste d’enseignant dans un collège ou à l’université en Suisse ?



Réponse de Tariq RAMADAN:



Bonsoir cher vieil ami, Non, pour l’heure, je ne sais pas ce que je vais faire. Je suis au chômage donc, j’étudie quelques propositions à l’étranger. Le reste est encore tout à fait inconnu. Si tu as un job pour moi, n’hésite pas…



Question posée par Djibril971: (Postée le 19 janvier 2005 à 21h35)



Salam alaikoum,


J’aimerais que vous précisiez votre position concernant la lapidation sur 3 points :


1)Dans votre livre peut-on vivre avec l’islam paru en 1999 vous parlez de la peine de la lapidation en disant que les conditions nécessaires à son application sont « quasiment impossibles » à réunir. Cependant dans des émissions plus récentes, vous avez référé à la même peine en disant cette fois qu’elle n’était « jamais applicable », quelque soit le contexte. Votre position a-t-elle donc changé depuis la parution du livre ?


2)Par ailleurs, dans certaines émissions vous qualifiez votre position d’ultra-minoritaire. Pourriez-vous indiquer le nom de certains ‘ulama ou intellectuels musulmans qui partagent vos vues ?


3)Dernière question, dans une de ces émissions vous avez employé le terme monstrueux en vous référant à cette peine. Pourriez vous clarifier ceci car certains y ont vu une parole de kufr.



Réponse de Tariq RAMADAN:



Je vais répondre à cette question sur la lapidation avec quelques détails car les questions allant dans le même sens sont nombreuses. Ce sera donc une réponse groupée. Celles et ceux qui veulent plus de détails pourront également lire les réponses dans l’entretien avec le journaliste Aziz Zemouri dans le livre Faut-il faire taire Tariq Ramadan ?


Que les choses soient claires : il existe des textes (ahadith) qui se réfèrent à la lapidation et il n’appartient à aucun musulman de nier leur existence et le fait que les savants s’y réfèrent.


Une autre chose est non moins claire : les textes liés à ce que l’on appelle les « hudud », les châtiments, nécessitent une interprétation réunissant trois dimensions. Ce que disent les textes, les conditions d’application et le contexte potentiel de mise en pratique. Au vu de ces trois dimensions, la majorité des savants a affirmé que les hudud n’étaient « pratiquement jamais applicables ». C’est l’affirmation que l’on répète souvent et que moi-même j’ai utilisé lorsque je devais répondre aux questions sur le sujet.


J’ai beaucoup lu, questionné et voyagé. Je me suis aperçu que derrrière cette formule « presque jamais », les savants évitaient d’exprimer des désaccords profonds sur la compréhension des textes et leur conditions. J’ai surtout constaté que la formule « presque » qui permettait en théorie de dire « c’est presque impossible », offrait à des gouvernements répressifs une porte et ils l’appliquaient sans respecter aucune condition, en cherchant à se légitimer islamiquement et en s’en prenant aux femmes et aux pauvres.


Je suis donc revenu aux textes et j’affirme aujourd’hui que l’application de ces peines n’est jamais applicables car la compréhension des textes, les conditions à réunir et la nature des contextes dans lesquels il faut appliquer les peines ne permet pas leur mise en pratique.


C’est une opinion minoritaire, que certains savants défendent également, mais qu’ils n’osent pas exprimer car la communauté est prompte à dénoncer quelqu’un qui ne confirme pas leur compréhension parfois superficielle et/ou parfois dure des textes. Plus c’est dur, plus c’est littéral, plus ce serait islamique. Or, cette position de principe ne correspond pas à la longue tradition des études islamiques en matière légale.


Bref, ma position est qu’il faut au moins en débattre sur le fond. Pour ce faire, il faut commencer par cesser d’appliquer des peines vis-à-vis desquelles il y a des doutes et des divergences quant au bien fondé de leur application dans les sociétés contemporaines. Commençons par là : cela s’appelle un moratoire et il a eu un précédent dans l’histoire de l’islam avec Umar ibn al-Khattab quand il a décidé de suspendre les peines vis-à-vis des voleurs en période de famine. L’application littérale devenant injuste et infidèle au sens des textes. C’est exactement ce que je dis pour les châtiments corporels, la lapidation et la peine de mort.


Les sociétés musulmanes n’ont pas besoin aujourd’hui de mise en scène de l’appareil répressif islamique pour être plus islamique. Ces sociétés ont besoin de liberté, de justice et de respect des femmes et des démunis. Le moratoire ouvre le débat et nous ramène à l’essentiel de nos problèmes. Je crois, wa Allahu a’lam, qu’il faut aller dans ce sens au nom même des enseignements islamiques et de nos principes. Je n’ai jamais nié l’existence des textes, comme le disent certains, mais je refuse tout type d’injustices imposées en leur nom. C’est différent !



Question posée par Mouad: (Postée le 19 janvier 2005 à 21h35)



Salam,


Vous avez déclaré lors de votre passage sur l’émission « infrarouge » ceci : « Si il advenait que dans un pays (en europe) la constitution nous interdise de pratiquer les fondamentaux de notre religion, nous nous battrions pour être respecté ».


Lors d’une émission sur « écoutez-voir » vous avez déclaré ceci : « les lois de la république priment et quand il y’a contradiction entre mon ethique personnelle et les lois constitutionnel, je trouverais par rapport à mon ethique des adaptations possible pour rester dans le cadre de la loi civil ».


ps : L’émission « infrarouge » a eu lieu après le vote de loi contre les signes ostentatoires à l’école(« …nous nous battrions pour être respecté ».


L’émission « écoutez-voir » a eu lieu avant le vote de la loi contre les signes ostentatoires à l’école(« …je trouverais…des adaptations possible… »)


Ma question :


Qu’auriez-vous fait pour finir, vous battre contre la loi constitutionnel ou « adapter les élements de votre ethique musulmane à la constitution civil » ?


Il est etonnant de constater la contradiction (la divergence) dans vos réponses avant et après le vote de la loi. Comment l’expliquez vous ?


je vous remercie pour votre réponse.


Mouad



Réponse de Tariq RAMADAN:



C’est Caroline Fourest qui a d’abord semé la confusion et mélangé des propos qui ne sont pas de même nature.


Pour être clair : si une Constitution s’opposait à ce que nous croyions ou à ce que nous pratiquions un élément fondamental de notre foi, alors nous devrions nous « battre » (au sens de lutter) pour faire respecter nos droits légitimes à la liberté de conscience et de culte.


J’ajoute (ce que Fourest omet de dire bien sûr) que l’ensemble des constitutions européennes et occidentales protègent et respectent ces droits fondamentaux. Le cadre est clair et nous les respectons.


Comme tous les citoyens, les constitutions et la législation commune sont nos références en tant que citoyens. Elles protègent nos droits fondamentaux même si nous pouvons être insatisfaits du respect d’autres droits.


C’est le cas avec la loi sur les signes religieux. Il est dit qu’il faut discuter. Si, après discussion, une jeune fille doit choisir entre l’école et le foulard, il faut qu’elle aille à l’école. Cela ne nous empêche pas, en tant que citoyens, de poursuivre le débat démocratique en affirmant que nous pensant qu’il s’agit là d’une mauvaise loi et qu’il faudra tôt ou tard y revenir. C’est d’ailleurs ce que pensent tous nos les pays européens qui ne sont pas prêts à suivre l’exemple français



Question posée par Ali.M : (Postée le 19 janvier 2005 à 21h34)



Assalamalaykoum wa rahmatoullahi wa barakatouh Que t’inspires la sympathie exprimé par de nombreux musulmans et musulmanes envers M.Sarkozy ? Qu’ALLAH te gardes,ainsi que ta famille Aid said Koullou sana wa anta tayeb



Réponse de Tariq RAMADAN:



J’ai toujours su que les musulmans pouvaient être naïfs et manipulables… M. Nicolas Sarkozy aussi manifestement. Ce qui est attristant, ce sont les cadres musulmans qui jouent le jeu : ils ne sont pas naïfs, ils sont irresponsables. Wa Allahu a’lam



Question posée par Dr. KB : (Postée le 19 janvier 2005 à 21h05)



Assalamoualaykoum, Frère Tariq, Vos écrits traduisent fidèlement « l’esprit et l’âme » de l’Islam. Comment procéder pour déblayer les bibliothèques des mauvaises Traductions qui portent préjudice au Coran et à la Sunna et qui désorientent tant de musulmans Européens ?



Réponse de Tariq RAMADAN:



Il y a de nombreux livres qui permettent de s’approcher au mieux du message de l’islam. Il en est d’autres qui, à cause de mauvaises traductions ou d’un contenu douteux, transmettent un contenu discutable ou douteux. Pour savoir, il faut lire, discuter, se renseigner : il est important de constituer une bibliothèque de livres de référence. Cela manque en français et c’est à chacun de nous d’y contribuer. Peut-être pourrions-nous au moyen de ce site penser à proposer une bibliographie de référence. Ce serait un début, il faudrait que les visiteurs lectrices et lecteurs y contribuent in shâ’ Allah. Etes-vous prêts ?



Question posée par Noora : (Postée le 19 janvier 2005 à 20h36)



Salamou aleykoum wa Rahmatou ALLAH wa Barakatouhou


Frère Tariq,


J ai assisté à des conférences sur l’Islam et ai suivi des cours mais chaque fois le sentiment de ne pas être à ma place.Parce que les regards de la communauté sont durs, parce que mes maladresses « culturelles » paraissent « impardonnables », parce que je sens systématiquement de la méfiance, du jugement.Votre communauté est dure avec ceux qui cherchent à l’appprocher.L’Occident est méfiant à l’égard de l’Islam et des musulmans mais la réciproque est vraie aussi. Dans ce contexte, il est difficile de parvenir à trouver sa place.Un pas en avant semble souvent nous ramener trois en arrière. De plus, peu de structures sont offertes pour permettre une meilleure connaissance de l’Islam. Bien sûr, il y a les livres mais il y manque une dimension humaine. Vous parlez souvent d’identité,de déchirement sachez que pour un occidental qui cherche sa route, le parcours n’est pas évident.Partagé entre deux mondes, entre deux cultures, l’identité n’est pas simple.Comment faire, par où commencer ?Au delà de l' »auto-exigence », on attend parfois que quelqu un tende la main.Et bien sûr, parfois il y a un certain découragement, une certaine paresse.Quand on se sent seul au milieu du monde, on finit par vouloir se rapprocher du bruit. Comment faire pour ne pas perdre ? Comment ne pas s oublier au mileu de la foule ? Merci de votre réponse


Salam



Réponse de Tariq RAMADAN:



Chère Noora, J’ai repris votre question, non pas pour y répondre mais simplement pour que les visiteurs du site la lise. Je suis tellement d’accord avec vous et, comme vous, je pense qu’il faut que les femmes et les hommes qui constituent la communauté spirituelle des musulmans agissent avec plus de coeur, de sagesse… de spiritualité affectueuse



Question posée par lillahi-lhamd : (Postée le 19 janvier 2005 à 18h54)



salam alaykoum wr wb


J’ai suivi votre parcours ces derniers mois et j’èspere inchAllah de tout mon coeur que tout s’arrangera pour le mieux pour vous et votre famille. Je suis un jeune étudiant de Tarbes, dans le Sud-Ouest de la France et j’aimerais inchAllah avoir votre avis, vos conseils en ce qui concerne l’amour que l’on doit au Prophete saw. C’est surement du au manque de connaissance sur sa vie et sur toutes les épreuves qu’il a enduré que je n’arrive pas à donner la place qu’il devrait mériter dans mes invocations. Mais pouvez-vous m’expliquer inchAllah, en quoi consiste notre devoir vis à vis du Prophete saw dans nos invocations en particulier, Comment le remercier à sa juste valeur ? N’hésitez surtout pas à me renvoyer vers une de vos conférences ou livre qui traite ce sujet. BarakAllaho fik salam alaykoum wr wb



Réponse de Tariq RAMADAN:



Bonsoir et Salam ‘alaykum wa rahmatullah à toutes et à tous, Je voulais commencer par souhaiter à tous les musulmans une très bonne fête. Que Dieu agrée notre jeûne, nosinvocations et nos actions. Merci pour ces mots d’encouragements. En ce qui concerne la question, il est important de lire et de bien connaître la vie et un certain nombre de ahadith sur le Prophète (BSL). Il y a de nombreux ouvrages et des cassettes qui peuvent aider à cela. Dans le quotidien, il faut parfois se rappeler des enseignements du Prophète, de son attitude, de ses mots. On prend de la distance, on se souvient, et l’on prie sur lui. Sa mémoire doit être à proximité, toujours, in shâ Allah



Question posée par Idrissa Barry : (Postée le 19 janvier 2005 à 11h31)



Salut, M.Ramadan, Dans une interview accordée à un journal suisse, Le Courrier, vous affirmez qu' »il y a bien un débat sur les principes mêmes de l’islam et non pas seulement sur la culture ». Ces propos faisaient référence à la question du journaliste sur la lapidation entre autre. Nous savons votre position sur cette question ; mais qu’en est-il de la question de l’héritage où la discrimination est clairement énoncée dans le texte coranique en défaveur des filles et femmes ?



Réponse de Tariq RAMADAN:



Je ne suis pas sûr que l’on ait bien compris ma position sur la lapidation dans les communautés musulmanes. Certains s’en tiennent à ce qu’ils ont entendu et critiquent sans aucune mesure. Il existe des forums où certaines affirmations feraient bien d’être un peu contenues ou plus prudentes. Certains m’ont déjà sorti de l’islam…


Pour l’héritage comme pour les versets qui, dans leur littéralité, peuvent traduire une vision discriminatoire à l’égard des filles et des femmes, il faut absolument opérer de deux façons : appréhender le message global et faire le compte des versets qui disent autre chose, d’aune autre façon et permettent de dessiner, au-delà de la lecture littérale, des objectifs à atteindre. Pour l’héritage comme pour la question des femmes, il nous faut faire un double travail de relecture et de contextualisation. Les droits de la femme doivent être protégés et si elles subviennent seules à leur besoin, il faut penser à des mesures compensatoires qui leur rendent justice. Wa Allahu a’lam



Question posée par Ibrahim : (Postée le 19 janvier 2005 à 21h40)




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