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Féminin, masculin (1)

Comment cela a-t-il commencé ? Quelle en fut la cause première ? S’agit-il de l’essence des choses ou d’un accident de l’histoire humaine ? Comment se fait-il que, d’aussi loin que notre mémoire se souvienne, toutes les sociétés et les cultures humaines ont eu en commun l’établissement de rapports de force qui, quasi systématiquement, ont défavorisé la femme. On peut certes citer ici et là des cas de sociétés matriarcales, des exemples de femmes de liberté et de pouvoir mais, qu’on le veuille ou non, ce sont davantage des exceptions notoires que la règle. D’aucuns en ont conclu, à partir de leurs interprétations des enseignements de leur tradition ou de leur religion, qu’il s’agissait là de la loi de la nature, voire de l’essence des choses. D’autres ont cherché à comprendre quelles étaient les dynamiques et les logiques sociales qui, très tôt, ont inscrit les rapports homme-femme dans la logique d’une relation de pouvoir et de domination. Entre ces deux posi- tionnements philosophiques et idéologiques, parfois même religieux, la plupart des femmes et des hommes ont évolué au gré de l’Histoire et de l’environnement social : les femmes ont acquis des droits, cela ne fait pas de doute, les hommes ont perdu des repères, cela est non moins évident, mais nul ne peut contester la réalité des bouleversements. Des questions demeurent, des inégalités, des tensions et quelques doutes également : la situation est loin d’être parfaite quelles que soient les sociétés, du Nord ou du Sud, riches ou pauvres, séculières ou non.

Le traumatisme est ancien. La plupart des récits de la Création rapportent que l’homme fut créé en premier. La femme est venue ensuite pour l’accompagner et/ou le seconder. Parfois, les récits ou les textes sont clairs, parfois ce sont des interprétations masculines qui ont fixé ces vérités. Dans l’ordre social et politique, la constante est la même. Parmi la multitude des pharaons et des rois, une dizaine seulement furent des femmes dont le rôle social au sein du peuple était, pour la plupart, tout à fait secondaire, pour ne pas dire inexistant. Chez les Incas, les Mayas et les Aztèques, le sort réservé aux femmes était identique : elles étaient épouses, mères ou servantes, elles cuisinaient, entretenaient la demeure et étaient parfois valorisées par le métier du tissage. Chez les Aztèques, ce sont les sages-femmes qui ont un statut particulier : elles aident à donner la vie, elles accueillent, protègent, puis libèrent la femme et l’enfant des souffrances de l’accouchement. Les rapports réels et les représentations symboliques sont toujours les mêmes : des rôles féminins liés au service (le plus souvent, mais pas toujours, considérés comme secondaires ou subalternes), et d’autres fonctions spécifiques, en rapport à la vie et au sacré, qui offrent une distinction, un pouvoir particulier, au cœur d’un ordre social et culturel très masculin et patriarcal.

On se souvient de l’absence de présence féminine dans les cercles philosophiques de la Grèce antique. L’épouse de Socrate était exceptionnellement à ses côtés au moment de son exécution, à l’heure de boire la ciguë. On pouvait parler des femmes, philosopher sur l’amour – cette élévation menant de l’attrait des corps à la beauté des Idées comme dans Le Banquet –, mais demeurait cette image ambiguë de l’être féminin : pour le philosophe-chasseur, amoureux de la vérité et de la beauté absolue, la femme est tout à la fois une étape, une quête et un symbole. Étape dans le dépassement du corps, quête de l’amour à approfondir et enfin symbole de l’expérience et de l’initiation humaines. Elle reste néanmoins l’« absente » dans son être et dans ses aspirations personnelles. On lui reconnaît un pouvoir, cela va sans dire, mais on s’en méfie et on tente de le maîtriser autant que faire se peut : son corps est à la source de la vie et elle est donc indispensable, mais ce même corps a le pouvoir de séduire, de soumettre la raison et d’enchaîner l’homme à son destin animal. Les mythologies grecque et romaine avaient dessiné ce type de caractère ambigu avec la déesse Artémis, également appelée Diane ou Hécate. Ayant observé la douleur de l’accouchement, elle désire ne jamais se marier, reste vierge et représente la chasseresse curieusement entourée d’animaux, ses proies naturelles. Le jour, elle protège la fertilité, la vierge pureté et la vie ; la nuit, à la lumière de la lune, elle se venge, donne la mort et se transforme en magicienne. Deux faces, un pouvoir insondable et fascinant.

Dans sa quête de vérité, Socrate avait comparé sa méthode dialectique à un accouchement : avec la maïeutique, le philosophe se faisait sage-femme de l’esprit afin de faire accoucher son interlocuteur des idées qu’il ne savait pas posséder. Le philosophe était à l’idée ce que la sage-femme était à l’enfant, avec l’élévation spirituelle en plus et la douleur en moins. Une réappropriation de l’essence corporelle de la vie par l’accès à son sens intellectuel et spirituel supérieur : la femme appartenait au corps, le philosophe à l’esprit. Mais cette comparaison seule disait quelque chose du pouvoir mystérieux de la femme à l’origine et au cœur de la vie. Au demeurant, la noblesse supposée de la sage-femme accompagnant la vie ne pouvait avoir d’existence que par l’acceptation préalable de la femme, de son corps, du désir et de la sexualité donnant la vie. L’autre pouvoir, celui de la séduction, de la passion et de l’instinct, accompagne le destin de l’homme et dévoile la nature de ses tensions, de ses contradictions, avec, toujours, d’implacables souffrances à endurer. Sur le mont de l’Olympe, les trois Moires (les Parques chez les Romains) filent, tissent très précisément, la destinée des hommes, à la lumière de la lune – encore – dans la nuit. Elles ont ce pouvoir invisible et pourtant si puissant.

Les traditions hindouiste et bouddhique avaient déjà, auparavant, abordé ces paradoxes. Très présente dans le Panthéon hindou, la femme reste le mystère, la voie autant que l’obstacle et dans le quotidien ses qualités sont d’abord sa fidélité et son abnégation. La douleur de l’enfantement, associée au fait de donner la vie (et de vivre), est également la parabole la plus explicite des cycles de l’enchaînement et de la souffrance qu’il faut dépasser dans la tradition bouddhique.

Des motifs récurrents et des symboles se font écho d’une tradition et d’une culture à l’autre : la vie, le corps, l’instinct, le destin, la pureté, la séduction, le désir, la souffrance. Les histoires de la Torah et de la Bible ne sont pas en reste : Ève, symbole de la tentation, du fruit défendu, qui est séduite et qui séduit, subit les cycles de l’impur et donne la vie, si noble, avec tant de souffrances en accomplissant l’acte sexuel au moyen d’organes qui véhiculent à la fois l’intensité du désir et la honte des besoins naturels. Le pouvoir de l’ombre encore, troublant, et au fond plus fort que tous les ordres et que toutes les règles. Dans son roman historique La Sorcière, l’écrivain français Michelet décrit les étapes de l’ascension de la femme-sorcière au cœur de la nuit, « à la lumière de la lune », avec les messes noires, le contre-pouvoir, le vrai pouvoir. L’homme possède le jour, elle possède la nuit ; l’homme entretient l’ordre apparent, historique et fragile, elle possède le désir invisible, essentiel et invincible ; l’homme a le pouvoir du maître qui n’est rien sans son esclave, elle a le pouvoir de l’esclave qui est un être libre sans son maître. Une inversion des ordres et la femme acquiert une connaissance qui la rapproche du diable. Nietzsche partageait cette intuition lorsqu’il affirmait que la science doit être « femme » et qu’elle représente tout à la fois le mystère et le danger du savoir : le fruit défendu appartient à l’arbre de la connaissance et c’est le diable qui invite la femme à y goûter. Effrayante révélation : la femme est la vie, la souffrance, la séduction et le savoir ou plus précisément elle est la souffrance, la séduction et le savoir qui sont l’essence de la vie. Le corps social peut bien l’assujettir, tout porte à croire qu’elle en détient le cœur. Deux faces, le paradoxe d’une contradiction, comme le sont les deux caractères coraniques avec la sagesse noble et exemplaire de la reine de Saba, Bilqis qui détient le pouvoir politique sur tant d’hommes, et la folie passionnée de la femme du maître de Joseph (Yûsuf), séduite, dépossédée et pourtant maîtresse de toutes les ruses. Une relation difficile et des rapports de force et de peur aussi vieux que l’humanité des hommes : il s’est agi de comprendre, de contrôler et parfois de dominer tout en sachant que, à la lumière de la lune, il était un secret essentiel, celui du pouvoir féminin indomptable et de sa liberté inaliénable. Reste à organiser en société ce que la vie lui offre en vérité.

33 commentaires - “Féminin, masculin (1)”

  1. Mr Ramadan, il parait que vous vous êtes éloigné(et donc aussi les gens qui vous suivent….inquiétant) de la pensée de Asma Lamrabet qui fait un travail très intéressant et très courageux,si, pourquoi cette distance?

    L’autre en nous c’est déjà ancien….

  2. Magnifique!
    Quand on est une femme et qu’on lit ce beau texte, complet dans son approche même s’il se veut synthétique, on ne peut que se sentir satisfaite parce que comprise.
    C’est peut-être la preuve qu’en chaque homme sommeille une femme ou que la philosophie, comme toute science, est une femme et vous êtes un philosophe et un savant, donc un peu femme… Merci

  3. P.S: Permettez-moi d’ajouter qu’il manque à ce tres beau texte, l’aspect psychanalytique de la relation mère-enfant et surtout, mère-garçon qui trouve aussi certaines origines dans les mythologies et explique l’évolution et le sens des relations homme-femme, surtout dans son aspect lutte de pouvoir de l’un contre l’autre ( en général, c’est l’homme qui se défend de la femme et qui nourrit tous les fantasmes à son sujet et c’est beaucoup lié, dans l’inconscient, à l’image de la mère et à des peurs de sa puissance, profondément refoulées) . Merci encore pour le choix de ce sujet qui nous touche tous, hommes et femmes.

  4. Bonjour M. Ramadan,
    je suis québécois et vous respecte grandement. Je suis né et ai grandi comme catholique (cela allait de soi ici) mais sur le tard j’ai remis en question cette religion pour étudier rationnellement tout ce qui pouvait l’être, donc les religions aussi vu qu’elles font partie de notre vécu et que d’autre part il y en a plusieurs qui, chacune, pensent ou prétendent être la bonne. Il semble y avoir quelque chose de suspect là-dedans, non?
    Quand on fait le lien entre cette remise en question rationnelle et personnelle et tout ce que les sciences nous apprennent, il semble tellement évident que les religions ont surgi de l’intérieur des êtres humains, que l’histoire de la femme-ayant-été-créee-en-second-lieu vient simplement du fait que les premiers humains n’étaient pas assez évolués intellectuellement pour ne pas croire que leur force physique supérieure ne siginifait pas automatiquement qu’ils étaient vraiment supérieurs et n’entraînait pas automatiquement l’un des travers de base de l’être humain de tous les temps, à savoir que le plus fort domine, point.
    Ce n’est que avec le mûrissement de l’esprit humain (sauf les rares cas où les femmes ont pu être égaux par les effets du hasard) que nous pouvons transcender nos pulsions et par la force de l’esprit donner à la femme la place qui lui revient, c’est à dire l’égale de l’homme.

  5. Salem,

    Il est tout à fait vrai que les femmes ont toujours été “malmenées” dans toutes les civilisations.
    Je suis d’accord avec vous que les femmes doivent recouvrer les droits au même titre que les hommes.

    Mais je lis cette parole du prophète SAW : “La majorité des habitants de l’enfer sont des femmes…” car elles insultent, maudissent et sont ingrates.

    La violence des hommes à l’égard des femmes n’est elle pas la conséquence, de paroles blessantes, de ruses, ingénieusement montée, d’infidélité et d’une ingratitude vite exprimée.
    Dieu ne change pas l’état d’un peuple tant que ce dernier ne se change pas lui-même.
    Les dorloter et les victimiser jusqu’à quel point, n’ont-elle pas un travail à faire sur elle-même ne serait que sur leur langue, sur leur rapport à la force.
    N’admire-t-elle pas le fort et délaisse le faible quitte à en perdre dignité et respect car se sente plus en sécurité. Dans nos sociétés actuelles, n’est-ce pas un choix délibéré?

    Quand je vous lis, je pense à Mère et ce qu’elle a subit et là, je partage votre pensée….mais quand je vois les femmes d’aujourd’hui, je suis beaucoup plus mitigé et je me dis qu’il y en a beaucoup qui mérite leur situation.

    1. Voilà 7 hadiths du sahih boukhari dont je vous avoue ,j’ai un peu de mal à accepter ,tant ils sont mysogines et dégradant pour l’image de la femme.Quand on sait que le coran institue l’égalité homme femme en référence au verset tel que vous etes issus les uns des autres ….,on ne peut qu’être abasourdie par ce genre de propos attribué au prophète.Certains ont trouvé la parade en opposant le coran à la charia et en donnant la préeminence au coran quand il y a contradiction .Pour ma part ,je reste preplexe.
      Voici les hadith en question,tous sahih à priori :
      Le Prophète a dit : « Si
      la malchance existe en quelque chose c’est en la femme, la maison et le
      cheval. »

      Le Prophète a dit : « Je
      n’aurais rien laissé après moi d’épreuve plus mauvaise pour l’homme que les
      femmes. »

      Le Prophète a dit : « Un
      peuple qui accepte qu’une femme le dirige ne pourra connaître la
      réussite. »

      Le Prophète a dit :
      « J’ai vu que la majorité des hôtes du Paradis étaient les pauvres et que
      la majorité des hôtes de l’Enfer étaient les femmes. »

      Le Prophète a dit : « Que
      l’un d’entre vous ne fouette pas sa femme comme l’on fouette un esclave et
      ensuite s’unisse à elle à la fin du Jour. »

      Le Prophète a dit : « Lorsque
      un homme invite au lit sa femme et que celle-ci se refuse, alors les Anges la
      maudissent jusqu’à l’aube. »

      Le Prophète a dit : «
      … La majorité des hôtes de l’Enfer sont des femmes et, ce, du fait qu’elles
      auront été ingrates envers leur mari… »

      Le Prophète a dit s’adressant
      aux femmes un jour d’Aïd : « … Je n’ai rien vu d’autre parmi les êtres
      faibles en intelligence et en religion qui soit plus à même de faire perdre la
      raison à un homme fort résolu qu’une femme. Et en quoi sommes-nous faible en
      religion et en intelligence – demandèrent-elles – ? Il répliqua : Le
      témoignage de la femme ne vaut-il pas la moitié de celui de l’homme ?
      » Elles acquiescèrent. Il dit : Cela provient bien de leur
      infériorité en intelligence. Il ajouta : Une femme ayant ses règles ne
      doit-elle pas s’abstenir de prier et de jeûner ? Elles acquiescèrent. Il
      dit : Cela provient bien de leur infériorité en religion. » href=”#_edn4″ name=”_ednref4″ title=””> class=MsoEndnoteReference>[4]

    2. Salaamun Alayka frère Mohamed,

      Par curiosité : pourriez-vous donner la référence de ce hadith s’il vous plait ? C’est de “çahih Mouslim”, “Boukhari”,… ?
      Puis j’aimerais attirer votre attention sur le fait que Dieu, dans le Saint Coran, évoque des “peuples”, ou des personnes (sans spécifier hommes ou femmes) qui sont logés en Enfer. Et la raison de leur arrivée en Enfer est principalement la dénégation ou le détournement (ghafla) loin de Dieu. Aucun verset ne parle des femmes qui seraient en surnombre en Enfer.
      Ensuite seul Dieu est juge, ce jour-là. Ni vous ni moi ne savons qui -par ses actes/paroles/intentions visibles ou cachés- fera pencher la balance vers le paradis… Autrement dit, ce n’est pas parce qu’une personne a la langue bien pendue qu’elle ira forcément en Enfer, et ce n’est pas parce qu’une autre personne nous semble super gentille qu’elle finira au paradis. Seul Dieu connait ce qui se trame dans la tête et le coeur des gens.
      Et enfin, sur votre jugement des femmes d’aujourd’hui -qui bizarrement n’inclut pas votre maman, comme si elle-même n’était pas une femme !- eh bien… voilà un témoignage digne d’un homme de Cro-magnon. Alors voici la réponse de la femme de Cro-magnon :

      “La violence des hommes à l’égard des femmes n’est elle pas la cause de paroles blessantes, de ruses, ingénieusement montée, d’infidélité et d’une envie de rebellion maintes fois exprimée.
      Dieu ne change pas l’état d’un peuple tant que ce dernier ne se change pas lui-même.
      Les supporter et les servir jusqu’à quel point, n’ont-ils pas un travail à faire sur eux-mêmes ne serait que sur leur langue, sur leur rapport à la force.
      N’admire-t-il pas sa propre force et délaisse les (femme, enfants) faibles quitte à en perdre dignité et respect, car il se sent alors plus puissant. Dans nos sociétés actuelles, n’est-ce pas un choix délibéré?”

      Mais ce n’est pas la bonne réponse. Ce n’est pas l’affrontement ou la course (à qui dominera l’autre) qui va sortir l’homme et la femme de cette caricature de dominant/dominée (en plein jour) et dominé/dominante (la nuit, ou en cachette, ou je ne sais quoi). Il faut que les hommes traitent les femmes d’égal à égal, que ce soit en plein jour, ou dans le secret de leurs pensées. Ne sommes-nous pas tous égaux devant Dieu ? Pourquoi est-ce si difficile pour certains hommes de laisser de côté cet orgueil des hommes des cavernes, et considérer la femme en parfaite égale ?

  6. sallem, le texte est intéressant . Dieu créa ADAM et d’une de ses cotes Dieu créa la femme.Et pour DIEU la femme est égale à Homme. Mais nous savons bien que ce n’est qu’une utopie.Les inégalités entre hommes et femmes sont énormes.Pourquoi l’homme ne laisse pas la place à une femme? Nous avons pas la meme pensé que les hommes,nous mettons au monde les hommes et les femmes de demain,donc si on avaient le super pouvoir des hommes,l’humanité aurait un autre visage. La femme ne s’est pas institutionnalisée dès le départ,On nous cantonnées à la procréation et à l’entretien de l’homme et de sa progéniture, mais si avec les siècles cela change on est très loin derrière les hommes.Les femmes peuvent tout faire si elles savaient se rassembler car effectiment nous avons un pouvoir de séductions,d’amour, de vie et de penser….

    1. chère Boufeniza,
      je vous réfère à ce que je dis un peu plus haut (23 mai à 00:19). Vous avez bien raison. Tout ce beau texte de M. Ramadan (que je considère parmi les plus grands penseurs musulmans contemporains) dans lequel il ne peut faire autrement que de déduire ses réflexions du message coranique. Il me semble tellement évident que la femme EST l’égal de l’homme, point. Objectif à mettre en oeuvre absolument! Courage!

  7. C est un voyage dans le temps et dans l espace juste magnifique. Enfin le renouveau de la pensée Arabe, c est une jolie synthèse philosophique.
    Merci Oustad Ramadan

  8. Alors bon, c’est un point de vue.
    Les pensées de l’humanité ont surtout été exprimées à travers des regards d’hommes; au sujet de la femme, ce qui a été pondu jusqu’au 19è, 20 siècle a été largement contribué par les hommes.
    On peut tout à fait chambouler tout ça, si on se met du côté du regard féminin. L’Autre, c’est alors l’homme. Cette créature pourvue d’une force physique dépassant certainement celle de la femme. Mais c’est la seule différence objective. Le reste n’est que fantasmes de philosophes.
    Les caractères des femmes et des hommes sont très semblables, leurs aspirations aussi. Mais les uns et les autres s’amusent à mettre l’Autre dans une catégorie “extra-ordinaire” ou “sub-ordinaire”. A-t-on vraiment besoin de se sentir dominant ou dominé ? Je ne le pense pas.

    1. J’approuve entièrement votre écrit.
      Il est malheureux que cette question se pose encore aujourd’hui où la différence qui sépare les hommes et les femmes (concernant les choses de la vie, les responsabilités …) n’existe pratiquement plus. Mais il est indéniable que l’homme et la femme sont différent. Bien sur que la femme n’est pas l’égal de l”homme ni l’homme l’égal de la femme … l’homme est homme et la femme est femme … pourquoi d’ailleurs parler en terme de différence et d’égalité, le plus important dans cette vie n’est-il pas de trouver la meilleur manière de vivre en harmonie avec soi et son prochain …? Et puis, je trouve tout à fait vain de traiter encore et encore de cette question d’égalité/différence entre les deux sexes, une discussion stérile dans la mesure ou elle nous incite à chercher quelque part tout ce qui nous divise et nous empêche de faire la quête de ce qui nous rassemble et nous rapproche en tant qu’être humains. Homme ou femme, quel intérêt de se quereller puisque contraint de vivre ensemble et de partager les aléas de la vie …

  9. Cher MONSIEUR,
    TOUT ESSAI d’INCARNER l’Image de la “Vraie Femme” vous TRAINE à Votre “PROPRE DEFAITE”.
    “LA VRAIE FEMME” qui, Dans votre “IMAGINAIRE” vous INSPIRE n’est PLUS, ou plus exactement ELLE NE l’A JAMAIS ETE/
    Celle qui est à Votre Côté (Lu sur votre page) QUI EST ELLE? On ne VOIT EN “VRAI” Que VOUS… !!!
    Superficiel comme “dissertation”…, Empruntée de partout sans donner REFERENCES à vos Sources vous êtes dans le Moin du 000 :

    “LA VRAIE FEMME” vous Salue

    UNE HONTE /UN CRIMINEL

  10. En réalité certains hommes doivent être éduquer par deux fois… tandis que d’autres leur ont suffi par une fois…

  11. Envie de partager ici ma vision, en gros de ce sujet passionnant : La femme porte et donne la vie, c’est un mystère qui est resté longtemps inexpliqué un miracle qui a élevé la femme au rang de déesse,sûrement pendant toute la période des chasseurs cueilleurs. Quand l’homme a compris son rôle, il a cherché à avoir plus de pouvoir, peut être n’avait-il pas été assez considéré non plus….. Avec la sédentarisation, la société patriarcale s’est instaurée, avec la notion de propriété, et donc basée sur le fait qu’il y a un patrimoine à transmettre. A partir de là, la liberté de la femme a dû être contrôlée pour être sûr que le patrimoine soit transmis à la descendance du chef de famille. Il n’a pas manqué de moyens pour cela et principalement au niveau de la sexualité. C’est pour moi, une des grandes causes de la domination de l’homme sur la femme.
    Ensuite, la femme donne la vie, physiquement, mais elle a aussi un rôle d’initiatrice. Quand une femme accueille complètement un homme, s’ouvre dans un abandon, un lâcher prise total de tout contrôle, elle ouvre une porte vers autre chose. Une porte de vie et de mort. Elle l’ouvre pour elle, mais aussi pour lui. Une porte pour la mort à soi-même, ou à tout ce qui n’est pas soi, laisser mourir des parties de soi. C’est peut être ça la grande peur de l’homme face à la femme. Et qu’y-a-t-il de l’autre côté ?
    Aujourd’hui, je crois qu’on a une grande réconciliation à vivre, à passer au-dessus de beaucoup de choses, dans la transparence, pour s’accueillir mutuellement et aller vers de beaux jours.

    1. vous le dites tellement plus joliment que moi (voir plus haut) en parlant de nécessaire réconciliation.

  12. Débat intéressant et enrichissant . Ns oublions facilement que le fait d’entre enceinte 9 mois diminue la for ce de la femme . Avec les bébés, enfants elle n’a pas le temps pour s’occuper du pouvoir ou de créer des liens de société : taverne, bistrot tt ça ce sont les lieux des hommes et c’est ds ces lieux la qu’ils ont créé le GENRE homme. Les femmes souvent trop occupées par nourrir, habiller, laver , dorloter , aimer ses enfants qu’elle a rénoncé a tt ça! C’est la même chose aujourdh’hui avec les salaires des femmes tjs moins, les carrières courtes etc. Mais, mais! Son caractère inée aux renoncement n’est pas là par hasard! Car justement Grace a son dévouement que des centaines de générations ont pu arriver à en parler comme cela maintenant. Hélas la femme aujourd’hui est confrontée a un a triple emploi: maman, éducatrice, employée , ménagère etc! L’égalité des femmes est une leurre . Ns assistons a la naissance d’un nouveau genre (lesbienne) car les femmes ne peuvent plus assumer ces rôles! Juste impossible! Enfin y’a Bcp a dire mais je dois mettre au lit ma puce. Bravo pour votre courage, dévouement et solidarité. Hafida

  13. Texte philosophique. Qu’est ce qu’un homme et qu’est ce qu’une femme. Au delà des mots, merci pour votre penser qui dépasse toute les frontières. N’en déplaise au JRE.

    E.J

  14. Assalâm ‘alaïkoum wa rahmatoullah,

    Quelle est l’intention principale de ce texte ? Faire un voyage dans la manière dont différentes “civilisations” et “cultures” ont défini le masculin et le féminin ? Mettre en lumière la place ambiguë réservée à la “femme” : assignée à des tâches subalternes (le service) tout en étant à la fois rattachée à un pouvoir mystérieux dont serait dépourvu les hommes (donner la vie, l’enfantement) ?
    Ce propos n’est pas nouveau. L’approche ici-présente est eurocentrique et androcentrique, en sus d’être généraliste et académique dans son style. A qui vous adressez vous ? A quelle fin ? La question reste suspendue dans mon esprit.
    Elle révèle à mon sens la difficulté de penser le masculin et le féminin, ou le genre (concept devenu tabou?). On ne peut pas être spécialiste de tout; il s’agit de bien s’entourer.

    Que Dieu vous assiste et nous guide. Amîne.

    1. (concept devenu tabou …?) .. en quoi …? on est en passe de le voir enseigné à l’école …
      Je vous invite à bien vous documenter sur cette soi-disant théorie du genre … qui n’est pas une théorie scientifique soi dit en passant …
      Il n’y a aucune difficulté, à mon avis, de penser le masculin et le féminin comme vous l’avancez, les choses sont claires en fait …
      Un peu d’histoire … la plupart des personnes qui participent avec keur commentaires oublient une chose importante … la question de l’égalité homme femme ne s’est posé que dans les sociétés qui se sont définies comme “civilisées” … vous pensez que durant les siècles passés, même en occident, les gens du peuple avaient la possibilité de discuter ce genre de question …? avec toutes les injustices qu’ils subissaient, les gens du peuple n’auraient jamais pensé soulever ce genre de question …
      La question s’est posé au sein des classes aisées bourgeoises ou si vous voulez les classes qui ne travaillaient pas directement pour vivre … bien sur, la question s’est posé parceque ces femmes, qui n’avaient pas les taches surhumaines de classes défavorisées, ont pu trouver le temps à ces questions parcequ’elles avaient reçues une instruction, choses que les classes populaires n’ont pas eu la chance d’avoir ni homme ni femme …

      Donc, reposons cette question dans son contexte, et vous verrez que le problême de l’égalité homme femme a toujours été un problême typiquement occidental … maintenant, le monde étant devenu ce qu’il est, il projette ces question vers d’autres horizons .. l’autre (musulman, boudhiste, chinois, hindo .. etc) car, pour ces occidentaux, leur civilisation est LA civilisation de référence … donc …

      Je pense qu’avant de traiter ce genre de sujets, il est important de savoir d’abord qui nous sommes, que recherchons nous ici bas et, surtout, que décidons nous par nous même hors influence de tout ec qui est colporté par les médias, la littérature … tout support vecteur d’information en général …

      Bref, qu’attendons nous de cette vie … c’est nettement plus important que de savoir si l’homme et la femme sont égaux. Franchement, dès que l’homme s’unit à la femme toutes le différences tombent et le pouvoir réel est dans cette intimité partagée entre eux …

  15. Je pense que ce texte est le début d’une réflexion qui se poursuivra dans d’autres textes. D’ailleurs il y a un (1) sur le titre, et qu’il a pour but d’engager le débat. C’est un sujet tellement vaste… Et je ne doute pas que Tariq Ramadan nous donnera son propre ressenti à ce sujet….
    belle journée

  16. Très beau texte qui introduit à une réflexion sur l’essence des rapports homme-femme à travers le temps, quelles que soient les sociétés et les religions.
    Malheureusement, je lis en dessous plusieurs commentaires exprimant le doute et l’incompréhension.

  17. Tout ça pour dire que l’homme et la femme sont complémentaires…. L’un n’est rien sans l’autre. Chacun a besoin de sa moitié pour être épanoui… L’adultère, se fait quand on a pas réellement trouver sa moitié. La femme a un pouvoir de séduction c’est vrai, elle en ai consciente. Le diable, est en elle mais c’est à elle de le dominer. Comme l’homme pourrait dominer sa femme…

    1. La femme a un pouvoir de séduction sur les hommes (en général), tout comme les hommes ont un pourvoir de séduction sur les femmes (en général).
      Si les hommes ont parfois diabolisé les femmes, c’est parce qu’ils ont vu en la femme la tentation à laquelle il ne peuvent pas ou ont du mal à résister. Chez les musulmans aussi… Pour ne pas succomber au charme d’une femme hors mariage, un simple “remède” se trouve dans le Coran : “baisser les yeux” (ghadd annadhar). Sauf que les musulmans ont opté pour une autre solution : enfermer la femme, cacher l’élément de tentation, le renier ou l’avilir. C’est tellement plus facile. Plutôt que de faire face, laisser leur place aux femmes dans les lieux publiques, dans le monde actif, et faire un effort sur eux-mêmes, nos musulmans ont concocté ce bon remède qui les rassure.
      Et en plus des droits qu’ils ont supprimés aux femmes, dans nos sociétés musulmanes actuelles, les hommes se sont octroyés des “droits” plus que transgressifs : ils peuvent avoir des liaisons extra-conjugales, multiplier les conquêtes, leur réputation de mâle n’en est que consolidée -alors que celle des conquêtes est entachée de honte et de déshonneur. Ils ne veulent se marier -avec tout ça- qu’avec des vierges, ignorant ou feignant d’ignorer que le Coran ne permet à un Zaani/Zaania de se marier qu’avec une Zaania/Zaani, ou une moushrika/moushrik.
      Je ne dis pas que les femmes doivent pouvoir se conduire comme ces hommes dits musulmans, non, la vie est déjà assez compliquée par le comportement irresponsable de ces hommes. Je dis seulement que les musulmans doivent arrêter ces hypocrisies, et éduquer leurs fils dans le respect des femmes.
      Donc, en un sens oui (vous avez raison Leila), les hommes doivent dominer l’idée de femme tentatrice qui les tourmente. Ils doivent se dominer, se maîtriser.
      Et du côté des femmes, celles qui ont toujours leur liberté de circuler dans les villes sans escorte, sans tutelle masculine, qu’elles se prémunissent contre les séducteurs tout pareil, et contre les violeurs soit en pratiquant un art martial, ou en emportant dans leur sac-à-main une petite bombonne lacrymogène. Et les diables seront bien gardés.

    2. Oh désolée, c’était “ghadd al-baçar”, pour le fait de baisser les yeux, détourner les yeux. “Al-baçar” et “an-nadhar” c’est les facultés de voir et de regarder.

      Je voulais ajouter que dans les sociétés majoritairement musulmanes, le comportement de la majorité des garçons et des hommes dans les rues est des plus exécrables. Ils peuvent draguer, insulter, bouffer des yeux les passantes, c’est leur “droit” et parfois on dirait que c’est devenu un devoir ! Toutes les passantes, habillées à n’importe quelle mode, voilée, non voilée, avec vêtements amples, vêtements “normaux”, n’importe. On est très loin de la directive de “ghadd al-baçar”. Là, on leur demanderait juste de fermer leur bouche, et montrer un tout petit peu de respect pour leurs soeurs.

    1. Il nous appartient de la chercher, cette vérité. Mais pas seulement, nous -humains- sommes tenus de faire tout notre possible pour nous en approcher.

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