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itw BH info: « Les Bosniens doivent se réconcilier avec le génie de leur histoire »

« Les Bosniens doivent se réconcilier avec le génie de leur histoire »

Tariq Ramadan, théologien, islamologue, professeur à l’université d’Oxford et petit-fils du fondateur de la confrérie des Frères musulmans est parfois présenté comme un homme dangereux en France, un homme au double discours. En Bosnie-Herzégovine, Tariq Ramadan jouit une importante notoriété, perçu comme un fin connaisseur de l’Islam et du monde arabe mais aussi, chose peu connue, de la Bosnie-Herzégovine. A ce titre, il est régulièrement invité par les universités du pays. De passage à Sarajevo, il a accepté d’accorder un entretien à BH Info pour parler de la Bosnie, de sa spécificité culturelle et religieuse, de « son génie de l’histoire » mais aussi des pratiques religieuses des musulmans de Bosnie. Il donne également son regard sur la guerre en Syrie, incomparable selon lui avec le conflit bosnien et analyse les véritables intentions de l’Occident dans le printemps arabe.


BH Info – Quel est l’objet de votre dernière visite à Sarajevo ?

Tariq Ramadan : Je suis invité pour faire une session de formation pour les jeunes qui font un doctorat par l’Institut International de la Pensée Islamique autour de la question des objectifs de la charia et de l’éthique islamique.

BH Info – Comme vous le savez, la Bosnie-Herzégovine est un pays où l’Orient et l’Occident se croisent et qui compte autant de chrétiens que de musulmans. Pourquoi ce modèle d’Etat, je pense surtout à la Bosnie, au Liban, à la Syrie, à l’Egypte, est-il en difficulté, menacé de disparaître ?

Tariq Ramadan : Il y a quelque chose de particulièrement important. Vous avez eu en Bosnie des siècles de coexistence entre chrétiens et musulmans, entre différentes nationalités, Serbes, Croates, Bosniaques… Il y a eu d’abord des intérêts qui ont joué à l’intérieur de la Yougoslavie. Ensuite, la Yougoslavie, au delà des enjeux politiques, n’a pas été épargnée du processus d’affirmation des identités particulières, à l’instar du phénomène des régionalismes en Europe. Comme l’entité européenne dépasse les nations, les gens reviennent vers leur petite identité et finissent par l’affirmer comme étant exclusive pour se protéger d’autrui. Des forces internes comme des forces externes ont joué de cela. La division et la confrontation vont progressivement mener ce pays à la guerre et à la terreur. Ces tensions apparaissent ailleurs dans le monde aussi, y compris en Europe, mais sans guerre bien sûr. Elles apparaissent même dans des pays où on n’avait pas vu cela auparavant, comme en Afrique par exemple, au Rwanda, en Côte d’Ivoire où on voit des gens qui revendiquent leur appartenance ethnique, tribale, sociale, culturelle, religieuse. La globalisation est un processus qui devrait nous ouvrir vers un monde global mais en réalité, elle est en train de nous pousser dans nos résistances identitaires. C’est pourquoi l’identité est devenu un thème majeur et c’est là où l’on doit résister, les musulmans comme tous les autres, par affirmer quelque chose que j’ai toujours défendu qui est l’identité plurielle. Quand je me définis, par exemple, je dis : Moi je suis Égyptien de mémoire, Suisse de nationalité, Européen de culture, Universalis par principe et je suis en même temps Marocain et Mauricien par choix, par adoption. On doit donc, chacun d’entre nous réconcilier la dimension de multi-civilité et de multi-identité sinon on va avoir des identités exclusives qui se confondent.

BH Info – Le choc des civilisations orientale et occidentale n’aurait donc rien à voir dans ce processus d’affaiblissement des Etats multiconfessionnels comme la Bosnie ?

Tariq Ramadan : Non, c’est beaucoup plus complexe que cela. C’est une construction idéologique, cette idée de déplacer le champs de relations de pouvoirs politiques et économiques vers le champs culturel, c’est une formidable opération de stratégie et idéologie. Par exemple, notre problème n’est pas économique, notre problème est d’abord culturel, nous avons des valeurs que vous n’avez pas… La réalité est tout autre car l’objectif est de continuer à exploiter les gens, continuer à exploiter l’économie, continuer à voler les ressources des pauvres et à placer cela sur le champs culturel alors que cela reste malheureusement très économique, très humain, très relation de pouvoirs.

BH Info – J’aimerais avoir votre avis sur les musulmans en Europe dont vous parlez souvent. En Bosnie-Herzégovine, justement, on se revendique musulmans européen, libéral, modéré. Les femmes ne sont pas ou sont très peu voilées, on consomme l’alcool, sans pour autant renoncer à notre spiritualité islamique. Ici, c’est compatible. Est-ce que cela vous choque ?

Tariq Ramadan – Bonne question. Je suis venu plusieurs fois ici et cinq de mes livres sont traduis en bosnien où j’ai beaucoup parlé sur « être musulman en Europe ». Toute ma réflexion autour de ceci est de dire que nous avons énormément besoin de l’expérience des Balkans et de l’Europe de l’Est. Pourquoi ? Ce qu’on nous présente en Europe de l’Ouest, c’est la nouvelle présence des musulmans, des immigrants etc. Mais d’abord, l’Europe, c’est toute l’Europe et non pas de l’Est ou de l’Ouest. Et puis, la présence des musulmans en Europe est millénaire. Je leur dis : Les Bosniens de confession musulmane sont aussi Européens que vous, sont parfois même plus Européen que certains de tradition chrétienne qui sont venus après. Donc de ce point de vue, je pense qu’on doit se réconcilier avec l’historicité de cette présence. On doit accepter qu’il y a des populations qui sont à la fois européennes et musulmanes et qu’elles n’en demeurent pas moins Européennes si elles sont musulmanes. C’est là que l’équation se joue. On ne demande pas aux gens d’être moins musulmans pour être Européens ou d’être moins Européens pour être plus musulmans.

La deuxième réalité, c’est que les Bosniens de confession musulmane se sont réconciliés ou ont souvent redécouvert leur appartenance musulmane parce qu’on leur a imposé. C’est à dire, ils étaient de Bosnie, des Balkans, ils étaient Européens, ils vivaient en coexistence quand tout d’un coup il a commencé à y avoir la stigmatisation qui est musulman, qui est Serbe, qui est Croate. C’est là qu’il y a eu une redécouverte de l’Islam.

Plusieurs tendances de ce point de vue. Il y a eu une redécouverte littéraliste, soutenue par les courants salafistes, ensuite réformiste qui disait « nous sommes musulmans et nous devons nous réconcilier avec notre héritage mais nous restons Européens » et puis il y a eu d’autres tendances, beaucoup plus libérales, qui considéraient que « notre Islam ne devait pas être trop visible sinon on va arriver à la confrontation ». Trois tendances donc : disparaître pour être sauvé (libéral), s’affirmer dans la réforme (réformiste) et s’enfermer dans son identité parce qu’on ne nous aime pas (radicale). Ces trois dynamiques doivent être étudiées en Europe parce qu’on a aussi ces tendances là en Europe occidentale et c’est tout à fait intéressant et important de regarder qui mène aujourd’hui, quel est le courant dominant.

Contrairement à ce qu’on nous dit en Europe de l’Est et de l’Ouest, le courant dominant, c’est le courant réformiste, ouvert sur le monde mais qui respecte certains principes, ni isolé comme le dit le courant littéraliste ni perdu, dissolu dans certains courants. Les Bosniaques sont toujours en quête de définir leur identité, on est entre les courants littéralistes et libéraux. De ce point de vue-là, souvent quand je suis à Bruxelles, où en Europe de l’Ouest, je souligne souvent l’importance d’étudier l’Europe de l’Est sur le point de vue de l’identité culturel, d’étudier l’histoire de la construction identitaire parce que c’est riche des choses qu’on néglige. C’est à dire, on présente comme nouveau une histoire qui est millénaire. J’utilise tout ce qui est de mon expérience d’ici pour porter en Europe le message : « Soyez un peu moins méprisant vis à vis de l’Europe de l’Est. Ce n’est pas parce que économiquement elle est plus pauvre que culturellement elle est moins riche ».

BH Info – Si les Européens se méfient des musulmans en Bosnie, ils ne sont pas les seuls car très souvent, les Bosniens de confession musulmane sont vu d’un très mauvais œil par les pays arabes en particulier en raison de notre manière de vivre un Islam très soft, souvent dans les mini-jupes et un verre de vin à la main… Encore une fois, les Bosniaques sont à la frontière des mondes, en permanence obligés de se justifier en quelque sorte. Vous qui êtes un connaisseur reconnu de l’Islam, quel est votre avis sur la question ? Peut-on être musulman à la Bosniaque ?

Tariq Ramadan – Je comprends et ça fait partie de votre expérience historique. Dans le monde arabe, il y a des personnes qui refusent qu’on leur impose une culture qui détermine Islam de façon plus ouverte ou qui mettent en question certaines règles. Ce que je pense, c’est qu’on ne peut pas, et il ne faudra jamais et je m’opposerai à quiconque, de sortir de l’Islam l’expérience de Bosnie. Des Bosniaques, ce sont des musulmans. Maintenant, les choix, les règles, il y a à un moment une nécessité pour les Bosniens entre eux d’être beaucoup plus respectueux les uns des autres. Il n’y a pas à importer un Islam arabe en Bosnie, mais il n’y a pas à importer les traditions occidentales en Bosnie non plus. Les Bosniens doivent non seulement garder leur spécificité mais plus que cela, se réconcilier avec le génie de leur histoire, et leur génie de l’histoire, c’est d’être créatif. Là malheureusement, il y a une polarisation qui s’est faite à l’intérieur de la société, entre ceux qui sont perçus comme arabisés et ceux qui sont considérés comme occidentalisés. Là il faut une réconciliation, il faut que des hommes et des femmes musulmans de Bosnie disent : « on est tous musulmans, trouvons notre voie, sans être les suiveurs de la culture occidentale ou arabe ».

BH Info – Ces dernières semaines, on parle beaucoup de la guerre en Syrie. La presse française compare souvent cette guerre avec celle en Bosnie-Herzégovine. Est-ce que c’est comparable à votre avis ?

Tariq Ramadan : Non ce n’est pas du tout comparable. Mais pourquoi on dit cela ? Parce qu’on est en train de dire : qu’est-ce qui a sauvé les Bosniens ? Nous sommes les amis des musulmans, donc on va intervenir pour le bien du peuple ». On se moque un tout petit peu du monde. Même en Bosnie, si on est sérieux, l’intervention est venue extrêmement tard. A Srebrenica, on a laissé les gens se faire massacrer . Après, on nous dit, on vous a aidé, les Américains et les accords de Dayton ont arrêté la guerre… Bien sûr mais le timing, le temps qu’on a laissé faire met en cause les bonnes intentions. Maintenant, on est en train de nous vendre qu’en Syrie, on veut sauver la population etc. Mais ça fait déjà deux ans qu’on laisse deux cents personnes se faire tuer chaque jour, ça fait deux ans qu’on s’est mis d’accord de ne pas être d’accord entre les Russes et les Chinois et de l’autre côté l’Europe et les Etats-Unis. Maintenant que les choses sont plus maîtrisées en terme de divisions et en terme de qui peut prendre le relais, on intervient. C’est un timing qui est lié aux intérêts occidentaux et à la mainmise beaucoup plus qu’à la dignité des hommes et des femmes.

BH Info : Vous être assez controversé en Europe en raison de votre origine (NDLR petit-fils du fondateur des Frères musulmans) et de vos idées. Mais depuis quelques années, le regard a sensiblement changé sur les Frères musulmans, le mouvement n’est plus interdit, il avait même accédé au pouvoir en Egypte. Certaines voix se lèvent aussi pour dire qu’il s’agit d’un mouvement modéré, probablement parce que désormais nous avons aussi des mouvements beaucoup plus extrémistes, comme des salafistes par exemple. Est-ce que pour vous personnellement, quelque chose a changé ? Etes-vous plus fréquentable aujourd’hui en Europe occidentale ?

Tariq Ramadan : Je suis diabolisé essentiellement en France. Ce n’est pas du tout le cas dans le monde anglo-saxon. Bien sûr que les politiques ne sont pas contents avec moi, on ne m’aime pas au département d’Etat américain, on m’a interdit pendant six ans d’entrer aux USA, mais en même temps, on m’a interdit d’entrer en Arabie Saoudite, en Libye, en Egypte aussi. Je ne suis pas allé en Egypte depuis 18 ans. Toutefois, le pays dans lequel je représente le plus grand danger, qui a voulu me diaboliser le plus et que je dénonce, c’est la France. Ma respectabilité académique dans d’autres pays, en Grande-Bretagne, aux Etats-Unis, est différente. En France, je n’interviens dans aucune université, j’ai été complètement satanisé au niveau des médias. Pourquoi ? Parce que je représente le coeur de leur problème. Voici quelqu’un qui est la voix de l’ancien colonisé et qui parle leur français et qui leur parle à eux et qui, au nom de leurs valeurs, remet en cause leur politique. La deuxième raison, c’est qu’il y a aujourd’hui un vrai problème entre la France et la religion qui dépasse l’Islam et qui était là depuis un moment. Et le troisième problème est qu’à tous ceux qui veulent islamiser, culturaliser, ethniciser les problèmes sociaux, je leur dis : ça n’a rien à voir avec ça. Vos banlieues, ça n’a rien à voir avec l’Islam. Vos écoles, ça n’a rien à voir avec l’Islam. Vous êtes en train de faire de l’Islam la raison du problème quand la vraie raison est votre incurie politicienne. Voilà qui est gênant. Il vaut mieux me faire diable que de m’écouter, dire que j’ai un double discours.

propos recueillis par Zehra Sikias

14 commentaires - “itw BH info: « Les Bosniens doivent se réconcilier avec le génie de leur histoire »”

  1. Ce que Tariq Ramadan reproche aux politiques français on pourrait lui reprocher à lui dans sa propre communauté de foi.

    1. Salut Benohite,

      Prouve le…

      Et dans une « communauté » de foi, comme tu dis, les gens sont frères et servent leurs frères, en politique en France, les politiciens ne servent qu’eux mêmes(et même la suis plus sûr de qui est derrière, certains doivent être possédés pour agir comme il le font), et trahissent même la devise Française(liberté, égalité, fraternité).

      Pour conclure, un juste ne peut pas être injuste, sinon ce n’est plus un juste, on ne peut être les deux a la fois… Mais sache que les mots ne valent pas plus que les actes en ce bas monde, et que la fin du film est plus proche que tu ne penses(pour peu que tu y pense), et je sais que ceux qui « parlent » comme toi(sans savoir, sans vérifier), vont pas aimer la fin du film. Je n’aime pas ce que vous « jouez » comme « rôles » dans ce « film » sur terre depuis des décennies, et nous verrons qui est le fou et qui ne n’est pas a la fin du « film ». A chacun son œuvre, tu n’emportera pas celle d’un autre, tu peut en être certain !

      Courage et endurance a tous.

    2. Bonjour Mr

      Pour commencer c’est benoit et non le sobriquet que vous utilisez de façon bien condescentante et peu respectueuse.

      Je n’est rien a vous prouver à vous qui juger les gens sans les connaitre
      Votre façon de parler ressemble à celle d’un jugement divin.

      Au passage je lis et écoute (plus de 15 ans) Tariq Ramadan depuis surement plus longtemps que vous(ses livres, ses conférences ses articles), je sais de quoi je parle.

      Sachez de quoi vous parlez au lieu de vous poser en juge des hommes.

      Dieu connait lui aussi le film de vos acte de de votre vie; on verra bien ….Mr tribunal

      Essayer d’être un peu moins fasciner par Tariq Ramadan

      Effet miroir

    3. Arrête ton cinéma, c’était de l’humour, c’est une blague de Coluche, c’était quelqu’un de bien, et c’est dans ce sens la que je l’ai dit, mais quand on veux ne voir que le moisi, on ne voit que le moisi… On voit direct les gens de bien et les autres, suffit de regarder… Chacun sa conscience a la fin, a toi tes œuvres, a moi les miennes….

    4. Et dans une « communauté » de foi, comme tu dis, les gens sont frères et servent leurs frères

      Vous vous vivez dans quel monde Mr pour dire cela?

      Fréquentez la oumma et vous viendrez nous redire cela

    5. Je vie avec les miens parmi les miens, entre gens de foi, nous nous soutenons et nous nous aidons et aimons les uns les autres, si chez vous c’est différent alors je très triste pour vous et je vous invite a rapidement corriger le tir, car c’est par nous que le changement doit venir, il ne faut pas attendre que son voisin le fasse ou qu’il soit complètement corrompu et abimé, détruit etc… pour le regarder se détruire et son environnement avec !

      Le sacrifice, mon frère, ce n’est pas sacrifier un animal ou quelqu’un d’autre, c’est se sacrifier soi pour ces frères, et ne généralise pas la « oumma », commence avec les gens qui sont proches puis élargi les cercles etc…

      Bref, finalement on a le monde qu’on fait, ou la aussi ce n’est pas nous ce sont les autres les responsables ?

      Courage et endurance a toi.

      PS : Inutile de me répondre, c’est a toi même que tu dois répondre… Suis sûr qu’il y a plus qu’il ne faut a faire chez toi, au moins autant que chez moi, alors inutile de perdre plus de temps, il nous ai déjà compté, et tu penses qu’il va se passer quoi a ta mort ? Va falloir se réveiller et agir !

  2. Salam Bonsoir…

    Professeur…Tariq, cet interview est assez éloquent pour différentes raisons, déjà pour les lieux dont il attribut des « conflits » un peu beaucoup moins « orientaux », et il sera toujours a condamné le, les lourds tributs d’une récente et dramatique hégémonie, l’intellectualité euro-occidentale n’aura cesse d’appartenance à cet héritage, que dire et que faire des manières et des réponses adverses toutes aussi moins conciliantes…c’est donc tout autant une très grande question qui se posa et qui se pose encore…

    ensuite, et sans tout énumérer des propos des faits et des circonstances actuelles que vous constatez vivement, comme parmi des nouvelles, d’où subsistent certaines successives d’autres abusives mais toutes relatives, voire enchaînées, il semblerait donc au fur et à mesure d’épilogues, comme à force du temps sur l’énergie et l’emploi des hommes, que le Temps se soit effectivement « arrêté », en conscience, il y a exactement 2013 ans, une hypothèse qui ne manque d’aucun détail compte tenu d’un « futur passé » bien plus que tumultueux et bien moins fraternel entre des tendances impétueuses infernales enragés, la fougue ou la fantaisie se serait sans doute humainement maîtrisée ou endiguée si tel avait été le cas d’une toute autre, et plus simple, inespérance…

    à ce fait, d’autres, hommes, auraient-ils démarré un « autre » temps il y a 1434, 35 années…symboliquement, comme mathématiquement, chaque jour cet « écart » se réduit, naturellement, (2013 – 1435 ne font plus, à ce jour, 632 par soustraction(578))

    une main mise sur la(les) loi fut-elle alors le(les) principe déclencheur et revendicatif au travers des Peuples, des Nations, des Siècles, DE FAIT, il peut être pour tout ce qui a suivi cette période « fatidique » aux années, le même schéma pour ce qui est du « passé futur », avec un ajout de taille comme quand il s’agit alors d’exclure et non plus d’inclure, sans pour autant jouer d’un retour en arrière, autant, la seule et vraie question, toujours d’actualité et forte en déséquilibre humain, que se combat-il encore entre des hommes…sans doute que les notions économiques se sont ajoutées à tout cela car des Peuples se vivent éperdument à cette façon sans reconnaissance initiale entre des matières et des instants d’une nature, et lorsque je vous dis pour tout ce qui a suivi il n’est pas d’omettre pour tout ce qui a précédé car d’autres schémas s’étaient déjà « profilés » d’une sorte quasi similaire mais peut être un peu moins réunie, trop peu « savantes », toujours et souvent diurne…

    des hommes ne sont pas en manque d’idées ou de recherches, ni même de progrès, le réalisme est-il seulement acquis aux années que chacun, chacune veut bien se porter à « son sens à « sa raison à « son histoire, d’ailleurs humainement le premier « génie » c’est sans doute l’estime, et qu’arrive-t-il lorsqu’elle se manque d’intérêt…chacun, chacune se peut de réfléchir…

    …KHassan…Salam…merci

  3. J’invite les Bosniens, j’invite Tariq Ramadan et j’invite tous les humains de la terre à se réconcilier avec son prochain en misant sur la présence de l’amour de Dieu en nous.

    Il me revient toujours en tête ce que je considère le plus beau message de Dieu : « Aimez-vous les uns les autres comme je vous ai aimés »

    Max

  4. Et si on parlait un peu de la Bosnie-Herzégovine au lieu de ces échanges hors-sujet ?

    J’ai découvert l’ancienne Yougoslavie de Tito en 1964 (de l’autre côté du « rideau de fer » à cette époque)et la culture ottomane. Ma première impression en traversant la frontière avec mes parents a été de voir les traces de la guerre de 39-45 : églises sans cloches, cimetières bouleversés, façades mitraillées. Il nous fallait préciser que nous étions Suisses car les habitants n’aimaient ni les allemands, ni les italiens, ni les français (on les comprend..) et nous ne parlions que francais-allemand-italien-anglais.

    Ensuite, pour moi la magie de l’orient fut avec la découverte des Bosniaques, de leur coutumes, de l’architecture, de ce charme, du café turc, de l’habillement, de la musique, des minarets si jolis dans le paysages.

    Je suis retournée plusieurs fois dans les année 80. Mes pieds ont foulé le vrai Pont de Mostar dont la pierre calcaire polie et glissante ressemblait au marbre, avant sa destruction et sa reconstruction. A Sarajevo, j’ai un souvenir de la mosquée Gazri Husrev-Beg et de sa bibliothèque. C’était la première fois que j’entrais dans une mosquée et j’en ai ressenti une impression de tranquillité et de calme, de sérénité, de beauté.

    La magie du quartier turc, la richesse de la musique Bosniaque, l’habillement typique des femmes et des hommes.

    Jamais, au grand jamais j’aurais imaginé que la guerre allait ravager tout cela.

    Moi, suissesse, imprégnées des lectures scolaires sur l’Empire Ottoman, je venais de découvrir en vrai les Portes de l’Orient. A cet époque, c’était magique…

    Depuis la guerre fratricide, je ne suis plus jamais retournée dans ces contrées.

    Alors merci M.Ramadan d’encourager à préserver cette culture. Il serait dommage que ces gens importent un Islam qui n’est pas le leur. Il parait que la belle mosquée Gazri Husrev-Beg a mal été restaurée.. par des saoudiens…
    Les jeunes gens parlent toujours de « respect », si on respectait tout d’abord la diversité des cultures ?

    Meilleures pensées à tous
    Laurence

  5. Monsieur Ramadan, le monde était sur le point d’entrer en guerre mondiale suite au conflit Syrien qui prend une dimension mondiale mais on ne vous a pas entendu dire ou écrire un mot, êtes vous pour ou contre une guerre contre la Syrie ? en tout cas votre silence et passivité sont révélateur…

  6. PS : Pour ceux qui n’ont pas la patience de lire.

    ===) https://www.youtube.com/watch?v=ZKsYNNTS5d4

    La raison de ce commentaire est dû aux provocations suivantes de la journaliste: « En Bosnie… on se revendique musulmans européen, libéral, modéré. Les femmes ne sont pas ou sont très peu voilées, on consomme l’alcool, sans pour autant renoncer à notre spiritualité islamique. Ici, c’est compatible. »

    D’emblée, je vous réponds, Madame, c’est n’importe quoi votre question. On dirait que vous parlez au nom de tous les Bosniaques musulmans, mais pour qui vous prenez-vous, bon sang?

    Je ne suis pas modéré ni libéral, je suis bosniaque par la nationalité, musulman par la foi et je suis sûr que juste en tant que musulman pratiquant je suis plus ouvert et plus tolérant que vous tout en ne buvant pas d’alcool ni mes proches portant de mini-jupes? Suis-je pour vous le contraire de ce que devrais être un Bosniaque musulman « soft » ou « light » tant qu’on y est?! Un moderne, quoi? N’importe quoi!

    J’aime écouter, lire ou regarder Mr.Ramadan, surtout lors de ses passages à la tv. Française dans lesquels il démonte et littéralement piétine chaque hypocrite vendeur de remède de charlatans.

    J’aime son discours, j’admire son excellence dans sa connaissance de l’histoire Occidental ou tout ce qui à trait aux pays dans lesquelles vivent une majorité de musulmans. Bref, un homme intelligent, bourré de connaissances, particulièrement connaisseurs du monde Occidental et de son histoire. BRAVO ! Sans oublier ses racines. Un musulman comme il doit être hier comme aujourd’hui, être attacher à ses racines, en l’occurrence et en priorité à sa foi, son origine arabo-égyptienne (ou autres) tout en s’enrichissant du monde dans lequel il vit, encore une fois, sans vendre son âme !

    Cependant j’aimerai à travers ce commentaire repréciser quelques détails concernant l’histoire du pays en question et « son » Islam soi-disant « soft, verre de vin, mini-jupe » et autres idioties qui, même si présente aujourd’hui n’ont pas fait et ne feront pas ce soi-disant « Islam Bosniaque » (et non Bosnien) qu’on oppose indirectement et avec force à l’ « Islam Arabe » qui lui est « sauvage, arriéré, terroriste…etc » , en gros, tout sauf vivable.

    Il n’y a pas d’Islam « Bosniaque » ou « Arabe », il y a UN Islam avec différentes couleurs mais ses fondements et son fil directeur est le même au Maroc et en Bosnie, du moins, devrait-il l’être !

    L’ « Islam Bosniaque » lui, aujourd’hui est bien, vu qu’on est pas arrivés à nous en débarrasser, enfin surtout quand on porte une mini-jupe et bois du vin, celui-là, oui on le veut, par contre même si les miens au début du conflit n’était pas particulièrement religieux, croyant mais non pratiquant, du moins une partie, cela n’a pas empêché l’Europe et son bras armé, les Serbiens et Croatiens d’avoir tous leurs soutiens pour massacrer tout ce petit monde, qu’il soit Bosniaque, ou Musulman (avec un grand « M »), qu’il soit musulman avec un petit « m » ou Yougoslave avec un nom d’origine arabe, ou était « indéfinis » il était voué à être égorgé comme un cochon, au mieux lui tirait-on une balle si on avait pas le temps de s’amuser avec et en guise de récompense s’il avait le malheur d’être éduqué, on a pas hésité non plus à violé ses proches, de la gamine de 10 ans à la vieille de plus de 60 ans ou couper les parties génitales. Ce n’était pas des actes isolés. C’était un programme très élaboré, inimaginable, mais programmé.

    Chez moi, ils ont aussi retournés les cimetières à la pelleteuse et couper beaucoup d’arbres fruitiers.

    Et quand certains en Europe osent nous parler de terroriste musulmans tout en oubliant cela-là, qui ne sont pas des terroristes mais… (?) Comment les nommer?

    Bientôt dans l’Europe tout ce petit monde, pendant que l’on tient la Bosnie en tenaille depuis 20 ans, par l’intermédiaire des voisins et de leurs communautés respectives dans le pays sans oublier les dirigeants « bosniaques » non raciste mais pilleurs par excellence, que l’on installe plus ou moins directement au pouvoir et qui se satisfont de ce climat.

    Il n’était pas suffisant de tuer, il fallait faire souffrir, humilier devant les proches, il fallait que le bourreau vide de son âme perdu toutes sa haine aveugle, religieuse ou ethnique, avant tout ethnique qui se fond aussi dans la haine, par la suite, également religieuse !

    En Bosnie, ce n’est qu’à partir des années 1830-1850 que les problèmes ont réellement commencés. De l’animosité avant ce grand bouleversement, entre les Bosniaques orthodoxes, musulmans et catholiques qui était un peuple professant trois religions différentes, on ne peut dire qu’il y en avait, vraiment. Les plus grandes divergences étaient surtout entre les grands propriétaires terriens (en majorité musulmans) et le Sultan (révoltes permanentes tout au long du règne) ou avec ses sujets qui travaillaient sur leurs domaines et qui étaient autant orthodoxes que musulmans ou catholiques.

    De là, il y a eu des dizaines de révoltes qui ont touché toutes les trois confessions sans distinction même si le nationalisme des pays voisins calqué sur le nationalisme français suite à la Révolution mêlé à dû panslavisme et compris par des incultes, pour pouvoir par la suite justifier leur voracité territoriale ont exclus de mentionner les victimes musulmanes aux cours des révoltes, dans les livres présents.

    Ce qui permettait et permet encore, de tout justifier et de se victimiser. Tout cette propagande à pris fortement racine jusqu’à aujourd’hui et tombera à l’eau, car ceux qui n’avaient pas droit de mots depuis les années 1900, commencent à parler et raconter leur versions, la vraie !

    De là, à partir des années 1830, une grande, très grand partie des têtes pensantes du pays à étaient tués sur place ou extradés à Istanbul et enfermés ou exécutés, là-bas. C’est là, après la grande révolte de Husein Kapetan Gradascevic et tous les janissaires du pays à sa tête et leur victoire militaire sur les Ottomans, puis une défaite avec le soutien d’une partie du sud du pays s’étant ralliés aux Ottomans entre-temps (d’où le nom de « Hercegovina » dans l’appellation d’aujourd’hui), qui est une récompense aux Bosniaques du sud du pays ayant aidé les Ottomans à reconquérir le pays. Malheureusement, eux aussi y paieront de leurs têtes quelques années plus tard.

    Après ce terrible épisode et cette grande purge, l’Autriche rentrera dans le pays par la force et elle aussi comme les Ottomans, finiront par continuer ce que les derniers n’ont pas finis, leur vengeance sur la classe dirigeante incapable d’accepter les réformes en cours et aussi tous ceux qui leurs ont opposés quelconque résistance.

    Je tiens à préciser que les musulmans du pays s’étaient aussi révoltés car ils refusaient autant de remplacer le turban par le fez que d’adopter les nouvelles réformes fiscales. Bref, on pourrait presque résumer l’histoire du pays par ces deux mot « révoltes » et bon « serviteurs ».

    Ce n’est pas pour rien que tout au long du règne de l’Empire, les musulmans du pays servaient ailleurs dans l’Empire et non dans leur pays, même si considérés comme parmi les plus fidèles serviteurs.

    Après ces deux Empires, viendra la Yougoslavie et qui elle essayera d’achever comme jamais auparavant ce pays dans ses racines mêmes et son peuple, en s’attaquant et se jouant de la Yougoslavie (que ce soit la première ou la seconde Yougoslavie), les Serbiens et les Croatiens auront que l’embarras du choix pour régler ce problème et ce point noir que représentaient les « Turcs aux yeux bleus ».

    Mais, Dieu merci, nous voilà encore et toujours là, et à l’avenir nous serons fidèles à notre foi, l’Islam, à notre pays, la Bosnie et bien sur à tous nos compatriotes orthodoxes et catholiques ou autres, à qui ce pays appartient autant qu’à nous et aux gens de bons sens.

    Cependant, il n’y aura pas de paix durable en Bosnie tant que le nationalisme Croato-Serbe ne sera pas extirper du pays. Orthodoxe et catholique du pays est une chose, Serbiens et Croatiens en est une autre.

    Car ce pays à toujours été habités par des gens de différentes confessions mais jamais il n’a appartenu aux Serbes ni aux Croates, lesquelles ont une assise territoriale bien moins solide que le pays en question.

    A partir des années 1850, les Croatiens croatisent les catholiques de Bosnie et les Serbiens serbisent les orthodoxes. Voilà, la vérité.

    Ce n’est pas pour rien que ce pays fut et encore la convoitise de tant de monde.

    – Le dictionnaire bosniaque est apparu 180 ans avant le serbe et plus de 200 ans après le croate. Pourquoi personne ne le dit ? Islam.

    – C’est la variante de Bosnie, du Sandzak et de Dubrovnik de la langue parlée dans l’ancienne Yougoslavie qui à été prise en compte pour standardiser l’injuste « serbocroate ». Pourquoi la démocratie et aussi injuste en continuant d’écrire le mensonge serbocroate ? Islam.

    – Le plus ancien document de la langue parlé et en Bosniaque et avec son alphabet de l’époque et qui précise que le Royaume, bien sûr quelques siècles avant les Ottomans, parle de son indépendance, de son territoire, de son roi, donc un pays qui plonge ses racines dans le temps et dont nos voisins ont niés et presque anéanti avec l’aval de l’Europe, pourquoi ? Islam.

    La première et la deuxième Yougoslavie ont achevé tout l’élite bosniaque survivante sans pour autant être arrivé à détruire le pays.

    – Dzemal Bijedic, Hamdija Pozderac et Huska Miljkovic, Enver Colakovic (écrivain pourchassé), Mehmedalija Mak Dizdar (poète) fut aussi tué….etc…etc. L’année 1949, fut aussi terrible. Ce n’est que quelques exemples d’un destin triste et terrible.

    Je ne sais pas faire court, mais Madame Sikias, j’ai quelque chose en travers de la gorge quand je vous lis et je peux vous dire une chose c’est que vous devriez arrêtez de vouloir nous faire croire que tous les Bosniaques musulmans ne prient pas, tous boivent de l’alcool et toutes les femmes portent des mini-jupes.

    Les Bosniaques ont des des gens très reconnus dans le monde musulmans concernant leur connaissances et même sont très bien classés. On est pas si nombreux mais croyez-moi, on est pas les derniers des musulmans malgré notre chaotique histoire.

    Vous ne l’avez pas formuler mais quand on vous lit on à cette impression, vous comprenez ?
    Arrêtez une fois pour toute, vous la moderne fille de Sarajevo de parler de la Bosnie comme si c’était Sarajevo, comme si Sarajevo était toute la Bosnie !

    Parole d’un fils de paysan du nord-ouest. Parole d’un musulman bosniaque ouvert à tout et à tous, en accord avec son temps, mais sans pour autant envier la tenue de certaines femmes occidental et la consommation d’alcool.

    Croyez-vous vraiment que le monde musulman est dans cette situation déplorable parce qu’il ne porte pas massivement des mini-jupes et ne trinque pas à chaque repas ? Même si, là-bas aussi, on ne peut pas dire que ça n’existe pas !

    La force du monde Occidental d’aujourd’hui ne réside pas dans ses bars et ses boîtes de nuits et sa consommation d’alcool!

    Le problème est beaucoup plus complexe et vous échappe entièrement!

    Vous ne trouvez pas bizarre que les Européens voient les Bosniaques musulman d’un mauvais œil alors qu’ils portent des mini-jupes et bois du vin ? Petite contradiction.

    Quand aux Arabes musulmans qui vois les Bosniaques d’un mauvais œil, je suis sûr que c’est ceux encore qui n’ont rien compris du monde dans lequel on vit, nous les Bosniaques musulmans, et d’où l’on vient avec notre sanglante histoire ?

    Voyez-vous une différence entre les jeunes générations originaires du Maghreb et les nôtres ? Pas vraiment, sauf que nous, nous avons étés confrontés aux mini-jupes avant eux et d’une façon à faire frémir. En avez-vous conscience, vous l’as-t-on appris, comment entre 1945 et 1949, surtout, ont faisaient dans cette « belle » Yougoslavie offerte par les vainqueurs de la Première Guerre aux Serbiens, comment on s’y prenait pour forcer les femmes à quitter, la « feradza » ou le « zar » comme on dit chez nous ? En traduction, la burqa, car nos grands-mères d’avant la seconde guerre mondiale portaient massivement la burqa.

    En avez-vous honte, Madame ? Je ne suis pas pour cela, mais je n’ai aucun souci pour l’affirmer devant les « démocrates ». Vos questions visent à masquer cela, on dirait, non ?

    Mais je vous ferai dire, Madame, que vos ancêtres rougiraient devant vos questions, car nos ancêtres avaient la réputation de pratiquer d’une façon rigoriste, ouverte sur le monde, mais rigoriste quand même. Nos imams faisaient parfois monter un non-musulman sur le haut d’un minaret mais pratiquer quand même d’une façon décrite par beaucoup comme rigoriste.

    Les Bosniaques doivent sans cesse se justifier car peu d’entre eux disent à voix haute leur vérité !

    La Bosnie fut le cœur de la Yougoslavie et son poumon économique, cependant elle ne fut jamais ce qu’elle aurait dû être.

    Les Bosniaques musulmans sont les plus grands démocrates des Balkans et je suis sûr, même qu’ils le sont devant beaucoup de pays de l’Ouest de l’Europe, mais ça, beaucoup d’Occidentaux l’ignorent. Un grand nombre d’entre eux, est quand même arrogant, faut le dire.

    N’oubliez pas une chose, Madame, que dans nos anciennes maisons à colombages, il y avait souvent un « cardak » (balcon en bois) et souvent une terrasse en bois devant ou derrière ou qui faisait le tour de la maison, contrairement aux maison turcs.

    Et, surtout retrouvaient-on souvent deux entrées, une pour les hommes et une pour les femmes !!!

    Alors, « mini-jupe et tralala » ? Il n’y a que l’eau de vie de prune en Bosnie qui étaient consommés par certains mais pas de vin ou autre chose. Dans certain village, au centre du pays, il y avait des lois interdisant et punissant n’importe qui qui ferait de l’eau de vie. Mais, concernant l’eau de vie en général, en Bosnie, elle n’a jamais vraiment été la loi sévère.

    Aujourd’hui par contre boivent, quand on boit, de la bière et de l’eau de vie.

    Quand au vin, c’est surtout les jeunes qui veulent et croient être « moderne ».

    ===) https://www.youtube.com/watch?v=ZKsYNNTS5d4

    Les Bosniaques musulmans sont le seul peuple de la région qui n’a pas d’idéologie destructrice et de haine envers quiconque, le SEUL ! Il y a même chez les Turcs et les Albanais qui sont musulmans n maorité, du nationalisme très dur, qui est pour moi, moindre par rapport au Serbien ou au Croatien ou au Bulgare, mais qui est quand même dur.

    Et vous savez grâce à qui, Madame, ou à cause de qui ? Grâce à l’Islam ; pratiquant ou pas, notre peuple à toujours été orientés par la foi, que l’on prenne en exemple les phrases très spirituels des « stecci » (pierres tombales du moyen-âge) ou notre appartenance à l’Islam, nous avons toujours étés spirituels et les affaires des voisins tant qu’il respecte notre personne ne nous à jamais posé de problème.

    Malheureusement, nous avons été trop bon.

    400 ans de charia en Bosnie et qu’un si grand nombre de non-musulmans soient restés dans ce pays, ce n’est pas les « Droits de l’homme « et la « Démocratie » ça, hein ?

    – Nuits serbes et brouillards occidentaux (J-F Narodetzki)
    – Le nettoyage ethnique – documents historiques sur une idéologie serbe Mirko Grmek, Marc Gjidara, Neven Simac)
    – Histoire de la Bosnie-Herzégovine (Thierry Mudry)
    – Le meutre de la Bosnie (Rusmir Mahmutcehajic)

  7. La « théorie du genre », nouvel ennemi de l’ordre « naturel
    Après le mariage gay, sus à la « théorie du genre » ! La Manif pour tous appelle les parents à rejoindre des comités « vigilance gender » dans les établissements scolaires. « Parents ! Attention ! L’école va inciter votre enfant dès 6 ans à choisir sa future orientation sexuelle ! » avertissait, lors la rentrée, un collectif de parents devant une école de Pau. En cause, un programme d’éducation à l’égalité entre les sexes, l’ABCD de l’égalité, qui doit être expérimenté dans dix académies à partir de janvier 2014.

    Dès décembre 2012, des députés de droite réclamaient la création d’une commission d’enquête sur la diffusion de la « théorie du genre », un « bouleversement de notre contrat social », selon Xavier Breton (UMP). Selon cette « théorie », « rien ne distinguerait un homme de genre féminin d’une femme » ou « une femme de genre masculin d’un homme », poursuivait M. Breton.

    >> Lire aussi : Comment les détracteurs de la théorie du « genre » se mobilisent

    De quoi s’agit-il en réalité ? Les chercheurs spécialistes de la question sont unanimes : il n’existe pas une « théorie du genre », mais des « études de genre ». Le genre est un concept utilisé dans les sciences sociales. Il désigne « tout ce qui, dans la construction de l’identité dite sexuelle et dans la formation de la division entre les sexes, relève de mécanismes d’ordre social et culturel », résume Anne-Emmanuelle Berger, directrice de l’Institut du genre, créé par…

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European Muslim Network

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CISMOR Doshisha University

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Présence Musulmane (Amérique)

http://www.presencem…

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