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La situation de la femme

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Sans doute est-ce dans ce domaine que la lutte contre le formalisme est l’une des plus urgentes. La question de la situation de la femme dans la société islamique est de première importance. Et ce, non pas parce que le sujet fait la une des médias occidentaux, mais bien, d’abord, parce que l’état des sociétés musulmanes aujourd’hui n’a pas grand chose à voir avec ce qu’un musulman peut espérer de la fidélité aux sources coranique et prophétique. Devant Dieu et en conscience, les musulmans ne peuvent se satisfaire de répéter ce que disent les textes en faisant fi des réalités sociales quotidiennes : en parlant d’un idéal tout en s’aveuglant de sa quotidienne trahison.

Le penchant que nous dénoncions plus haut et qui consiste, dès lors que l’on prétend « appliquer la sharî’a », à commencer par les sanctions, les peines et les restrictions de libertés trouve une éloquente illustration en ce qui concerne les femmes, leur statut et leur rôle social. On mettra en avant l’impératif du port du voile islamique, la limitation de la participation sociale des femmes, la réforme législative qui codifiera les domaines du statut personnel, du mariage, de l’héritage, etc. Ici encore, c’est l’apparence de « plus d’islam » qui sera preuve de la qualité islamique de la procédure. Souvent d’ailleurs, c’est en regard de la société occidentale permissive que la spécificité islamique se justifie : si tant de libertés donnent le modèle occidental, les restreindre revient à « prouver » que l’on produit bien l’idéal musulman. La logique apparente nous aveugle sur la portée du sophisme : ce n’est pas le plus ou moins de libertés, et moins encore le rapport à un Occident réel ou imaginé, qui témoigne du caractère islamique d’un projet social et politique ; bien plutôt, c’est le degré de fidélité aux principes de référence qui seul fait foi.

Il faut donc, ici aussi, analyser les choses en profondeur. Nous avons dit plus haut que l’islam offrait à la femme, en plus de l’égalité absolue devant Dieu, des droits inaliénables que toute société doit respecter.[1] On se souviendra d’ailleurs que la Révélation coranique va produire une réforme des mentalités progressive et pousser les nouveaux musulmans à reconsidérer le statut de la femme dans la société. De la même façon, au cours de ces vingt-trois années, il fut possible aux femmes de comprendre de l’intérieur, par la maturation d’un horizon d’intimité et de spiritualité, quels étaient leurs devoirs et leurs droits tant privés que sociaux. Ce paramètre du temps, de l’évolution, de l’accomplissement est incontournable tant sur le plan personnel que sur celui de la stratégie sociale : il s’agit de mettre en place un processus à long terme qui tienne compte des réalités pour aller de l’avant dans le respect des références musulmanes.

a) Le plan individuel : l’exemple du voile

Cette réflexion paraît évidente sur le plan du cheminement personnel. Il existe encore trop de pères et de mères qui, ayant compris l’obligation islamique du port du voile, imposent à leur enfant de s’en vêtir sans qu’elle n’en comprenne le sens… il arrive même qu’elle ne pratique pas, qu’elle ne prie pas et que son cœur ne soit pas ouvert à la dimension intime de la foi. Elle respecte une obligation qu’elle ne ressent pas – voire qu’elle refuse – mais les apparences sont sauves : à qui la verra, de l’extérieur, elle apparaîtra comme une bonne musulmane. Quelques parents s’obstineront à faire commencer la formation religieuse de leur fille par ce qui devrait en être l’accomplissement (un accomplissement volontaire et désiré) : ils oublient en cela que l’imposition du voile date de la quinzième année de la révélation : quinze ans qui furent, pour les premières musulmanes, autant d’années de connaissance, d’approfondissement et, surtout, d’intense vie spirituelle. Nous retrouvons ici très exactement le problème que nous mentionnions dans les cas d’une application de la sharî’a de pure « vitrine » : offrir aux femmes l’horizon du message intérieur de l’islam en commençant par imposer le voile, c’est commettre la même réduction que celle qui consiste à appliquer immédiatement un arsenal de sanctions sur le plan social sans avoir entrepris de réformes profondes. C’est, proprement, un acte d’ignorance parfois, mais surtout de paresse intellectuelle et de démission. Répéter à l’envie que l’islam affirme qu’il n’est « pas de contrainte en religion » ne changera rien à la réalité de la pression, et de l’oppression, que subissent un certain nombre de femmes musulmanes aujourd’hui. On reprochera par ailleurs à celles qui ont manifesté un refus de se soumettre d’avoir opté pour le mauvais « choix » ; trop souvent pourtant on ne leur a pas présenté les termes d’un réel choix de conscience : pour certaines femmes, il s’agissait soit d’obéir aveuglément dans la discrimination, soit de se révolter dans la transgression. On se trompe de coupable. Le verset : « Pas de contrainte en religion […] » (Coran 2/256)[2] rayonne dans un espace éminemment exigeant et l’on aurait tort de faire l’économie des conditions de formation qu’il suppose. Car enfin offrir le choix à un être humain, c’est lui avoir donné, au préalable, la formation et la connaissance suffisantes pour se déterminer en connaissance de cause. La responsabilité des parents, des éducateurs ou des formateurs consiste à donner à leurs enfants ou à leurs élèves la connaissance et les moyens de faire leur choix en êtres responsables. L’éducation religieuse ne déroge pas à cette règle, et encore moins l’éducation des filles : elles ont le droit fondamental de savoir et c’est de là que naît la responsabilité devant Dieu et la société. Cette responsabilité, enfin, n’a de sens que si la femme dispose d’une réelle liberté de se déterminer et de choisir.

Ce que nous venons de dire pour le voile est une belle illustration d’un dysfonctionnement encore trop fréquent dans les sociétés islamiques. L’exemple du voile est très parlant, mais l’on retrouverait ce même penchant au formalisme dans un grand nombre de domaines : en faisant l’économie de réformer les choses en profondeur, on s’en tient à ce qui est, en vérité, un vernis islamique, quand il ne s’agit pas de bricolage social, où l’on mêle allègrement la restriction, l’enfermement et l’habitude culturelle : ces situations sont légion dans l’ensemble des pays arabo-musulmans, dans certaines régions asiatiques et jusque dans les quartiers d’Europe ou des États-Unis. On fera le constat d’un urgent besoin d’éducation et de formation non seulement des filles et des femmes, mais également des pères et de tous les hommes : le pire ennemi des droits de la femme n’est pas l’islam ; c’est l’ignorance, l’analphabétisme auxquels on ajoutera le rôle déterminant des préjugés traditionnels.

b) La dimension sociale

Être persuadé, à la lumière du Coran et de la Sunna, que l’islam reconnaît et défend les droits fondamentaux de la femme ; rappeler avec conviction l’égalité devant Dieu et la complémentarité sociale inscrite – pour l’homme comme pour la femme – dans la priorité familiale ; appeler à une reconnaissance de l’identité musulmane comme source d’un projet social offrant à la femme un espace de vie qui lui rende enfin tous les droits que l’islam lui a octroyés et que les sociétés actuelles bafouent quotidiennement… c’est accepter de porter un regard très critique sur la situation contemporaine[3] et s’engager à changer les choses de façon conséquente et sur le long terme. Cette patience dans l’action, qui est la très exacte définition du mot arabe « sabr »[4], doit s’armer de cette conviction qu’il est plus juste de s’approcher lentement d’un modèle que d’en maquiller précipitamment la forme.

Faire référence à l’islam aujourd’hui sur le plan de l’identité sociale, c’est très clairement appeler à une libération de la femme dans et par l’islam. Certes, ce ne sera pas le modèle de libération qui a eu cours en Occident (et ce en fonction de son histoire spécifique et dans laquelle on serait bien mal inspiré de ne pas reconnaître un certain nombre d’acquis), mais il s’agit bien de sortir les sociétés musulmanes d’une situation difficile et grave.

Ce doit être d’abord de s’engager dans une vaste entreprise d’éducation et de scolarisation. De grands efforts sont fournis aujourd’hui par des associations de type caritatif, par des ONG, ou plus largement par des mouvements qui fonctionnent sur le modèle des communautés de base sud-américaines, mais cela ne saurait suffire. Il importe que cette réforme se présente comme une priorité pour les États et qu’elle soit portée et défendue par une vraie volonté politique. On sait qu’il n’en est rien aujourd’hui et que rien, dans ce qu’imposent le Fonds monétaire international (FMI) ou la Banque mondiale (BM), ne fait de ce travail une priorité. Le taux de scolarisation des femmes au Maghreb est aujourd’hui le plus bas au monde : c’est une situation inadmissible du point de vue de l’islam. Une musulmane, comme un musulman, a droit à l’instruction : c’est un droit inaliénable que doit respecter toute organisation sociale.

La formation religieuse des femmes sera fonction de l’instruction de base. Car si l’islam donne des droits à la femme, encore faut-il qu’elle puisse les connaître pour pouvoir les défendre. Les beaux discours théoriques des hommes n’ont jamais remédié aux fractures du quotidien des femmes. Ces dernières doivent avoir accès aux différentes formations religieuses de façon à contribuer à abstraire l’essence du message de l’islam des accidents de sa lecture campagnarde, traditionnelle ou bédouine. Ce sera un moyen de faire face aux distorsions de cette lecture pour exiger que l’on respecte les orientations de la Révélation et non pas les prétentions strictement masculines de telle ou telle coutume, ou d’une quelconque « habitude » paternelle. De plus en plus de femmes s’engagent aujourd’hui dans le sens de cette formation dans l’ensemble des pays musulmans. Nous sommes loin encore de ce qui devrait être fait mais les progrès, sans être spectaculaires, sont sensibles : ce travail en profondeur est bien, déjà, une application de la sharî’a ; elle est progressive, pensée dans le long terme et nourrie par la mémoire du chemin de la source. Avec les êtres humains, pour le respect de leurs droits, sans jamais oublier Dieu.

Les femmes faisaient du commerce, participaient aux réunions, étaient responsables du marché de Médine sous le calife ‘Umar, s’engageaient dans la vie sociale, au viie siècle… et l’on supposerait qu’une islamisation, en cette fin de xxe siècle, se traduise par un retour au foyer, à l’enfermement et à l’infantilisation.[5] Par quel travers d’esprit en est-on arrivé à dénaturer le message islamique en affirmant vouloir le défendre ? Sans doute, comme nous l’avions suggéré plus haut, parce qu’aujourd’hui on pense plus l’islam par opposition aux « dérives occidentales » qu’en fonction de son essence propre (qui a certes des règles à respecter mais qui n’a rien du repli réactif). Il faut donc revenir, sereinement dirions-nous, à l’enseignement premier de l’islam et permettre aux femmes, à tous les échelons de la vie sociale, de prendre une part active à la réalisation de la réforme que nous appelons de nos vœux. C’est ici le prolongement de la formation à laquelle elles ont droit et qui doit leur permettre de gérer leurs affaires, de travailler, de s’organiser, d’élire ou d’être élues sans que cela ne contrevienne à l’éthique islamique ni à l’ordre des priorités. Les femmes doivent pouvoir jouer un rôle social et si l’islam stipule de façon claire la priorité de la famille, cela n’a jamais voulu dire que la femme ne peut sortir de cet espace : une priorité traduit l’idée d’une hiérarchisation, non l’expression d’une exclusive. Le port du voile, en ce sens, ne signifie pas un enfermement de la femme ; s’il est porté librement[6], il doit exprimer la volonté de la présence morale et exigeante sur le plan de l’activité sociale. Il marque une limite à proximité de laquelle l’homme comprend que la femme – a fortiori celle qui est socialement active – est un être devant Dieu qui impose le respect de son intimité avant toute inclination à la séduction par ses apparences.

Le débat sur le rôle de la femme entraîne dans son sillage une plus large réflexion sur la modernité et ses enjeux. Est-il possible aujourd’hui de défendre l’idée d’une présence morale des hommes et des femmes sur le champ de l’activité sociale avec, de surcroît, une affirmation déterminée du rôle de la famille ? Est-il possible d’affirmer que le fait de vouloir appréhender différemment le monde contemporain, ou la vie dite moderne ne veut pas dire refuser le progrès ou le fait de la modernité ? On doit reconnaître les avancées impressionnantes des sociétés industrielles et l’on peut se réjouir des progrès réalisés aujourd’hui. On ne saurait oublier pourtant de faire le compte de la dislocation du tissu social, de la crise profonde des valeurs… du doute généralisé, au cœur du confort, quant au sens de la vie et à la réalité des repères. On ne saurait trop s’aveugler sur les conséquences de cette vie « trop moderne » qui fait de la vitesse une valeur et du sens une question accessoire. Par essence, la civilisation de l’Islam ne peut se reconnaître dans cet étrange renversement des priorités ; par essence, elle mesurera l’évolution des sociétés à l’aune de leur fidélité aux valeurs fondamentales en privilégiant la qualité de la vie (sociale, spirituelle, morale) à la quantité de la productivité et de la consommation. Des femmes aujourd’hui, de plus en plus nombreuses, désirent participer à la construction d’une société nouvelle, mais ne veulent rien renier de leur fidélité à l’islam. Elles défendent tout à la fois l’accès à la modernité et les principes de leurs pratiques religieuses et culturelles. Elles sont « modernes » sans être « occidentales ». On reste souvent incrédules en Occident devant l’expression de cet étrange « mixture » : cela paraît tellement impossible. Les médias occidentaux renforcent ce réflexe dubitatif tant ils rapportent, avec force publicité, les propos des femmes d’Algérie, d’Égypte ou du Bangladesh, qui, opposées à « l’obscurantisme islamique », pensent « comme ici ». Ainsi, la qualité de ces femmes intellectuelles est d’abord d’avoir un discours qui est accessible parce qu’il ressemble à la formulation employée en Europe ou aux États-Unis ; elles représentent les forces progressistes parce qu’elles revendiquent le même progrès, la même modernité que ceux de l’Occident. La logique ne souffre aucune discussion : l’Occident, c’est le progrès ; qui parle la « langue occidentale » est progressiste. Les conclusions sont lumineuses.[7]

Elles sont surtout simplistes et dangereuses. Il ne s’agit pas ici d’un simple impérialisme culturel mais, plus insidieusement, d’une sorte de dictature de la pensée qui fixe et détermine le « penser juste » en se donnant les allures de l’ouverture et de la liberté. On admettra la différence de croyance et le relativisme culturel dans la mesure où l’écart confine au folklore, à l’exotisme, avec la condescendance que l’on accorde aux belles coutumes, certes, mais tellement dépassées. Il faudra faire le compte, un jour, de l’agression développée par ce genre d’attitude ; il faudra prendre la mesure de la violence réelle que subissent les cultures non-occidentales aujourd’hui.

L’islam met en péril cette hégémonie et les femmes musulmanes qui, au nom de l’islam, demandent leur juste statut, leur libération, dans les sociétés islamiques mettent le doigt, très exactement à l’endroit de la blessure. En effet, on a peine à entendre aujourd’hui une intellectuelle voilée qui affirmerait son engagement totalement autonome, ses revendications de femme en refusant de façon déterminée le modèle occidental. Cette attitude est de plus en plus fréquente dans les universités et, partout, du Maroc au Bangladesh, de la Norvège à l’Afrique du Sud, en passant par l’Angleterre, la France et même l’Arabie Saoudite, on rencontre des musulmanes qui exigent des sociétés où elles vivent une fidélité, un respect, une application réelle des principes de l’islam. Contre les coutumes locales, contre les traditions ancestrales, contre le patriarcat despotique, contre l’aliénation quotidienne, elles sont persuadées que plus d’islam, c’est plus de droits et plus de liberté. En cela, leur contribution à la compréhension profonde du message coranique et à la réforme des sociétés est déterminante et le sera encore davantage dans les prochaines décennies. À ce jour, l’Occident paraît sourd à la force de ce discours alors que tout porte à croire que c’est à sa source que seront façonnées les sociétés musulmanes de demain. Sans compter qu’il pourrait y avoir quelques avantages pour l’Occident à se voir interpeller sur le sens et la forme de la société qu’il offre à ses nouvelles générations : ce regard extérieur, critique, pourrait être enrichissant en ce qu’il amènerait à relativiser la fatalité du modèle et de la pensée uniques qui entraîne le monde vers plus d’égoïsme, plus d’individualisme, plus de finance… et un grand vide de sens et d’espoir.

La présence de cet islam habite, bon gré mal gré, l’avenir du monde ; et la musulmane en est partie prenante. Il faudra faire le choix responsable du questionnement réciproque et non de celui du conflit.

[1]. Voir également l’article en Annexe iv La question de la femme au miroir de la révélation.

[2]. Le verset ici fait référence au fait de contraindre autrui à accepter l’islam mais, par extension, il est légitime de tirer un enseignement de ce que recouvre sa finalité.

[3]. Voir annexe ii.

[4]. Le Prophète avait rappelé : « La victoire est avec la patience. »

[5]. Voir l’excellent travail de recherche et de synthèse effectué par Abd al-Halîm Abû Chuqqa : Tahrîr al-mar’a fi ‘asr a’-risâlat (La libération de la femme à l’époque de la Révélation) – en arabe – six volumes – éd. dâr al-qalam lil-nashr wa’-tawzî’, 1990, Koweït. Étude de première importance et d’une utilité incomparable comme le rappellent les deux shaykhs, Yûsuf al-Qardhâoui et Muhammad al-Ghazâlî, dans leurs préfaces respectives.

[6]. Doit-on rappeler qu’il existe un grand nombre de femmes, éduquées, universitaires, engagées, qui portent le voile de leur plein gré et qui revendiquent à la fois le fait de le porter et le respect des droits qui sont les leurs. On entend aujourd’hui des propos du type « Le voile, c’est l’étoile jaune de la femme musulmane » qui traduisent – par leur formulation – un extrémisme aussi dangereux que celui que leurs défenseurs prétendent combattre. Il est triste de constater que les médias occidentaux donnent tant la parole à ces porte-parole de l’ouverture et de la modernité… en bafouant les convictions de milliers de femmes ni extrémistes ni aliénées.

[7]. Voir notre dernière partie.

6 commentaires - “La situation de la femme”

  1. La plupart des femmes qui portent le voile le font par croyance et conviction, aucune contrainte ne peut les obliger à y renoncer, d’autres y sont assujetties pour se trouver dépendantes de leurs familles ou maris, soit, souvent par imitation du groupe sous influence d’un voisinage ghettoïsé appuyés par les pressions des imams du coin, et bien d’autres raisons innombrables. Chaque femme peut à sa façon interpréter ces textes et en faire ce que lui dicte sa conscience, comme chez les chrétiens et les juifs.

    Pour le voile intégral ou Burka, il faut d’abord savoir et rechercher qui se cache derrière cet accoutrement. Si on avait poussé une petite enquête fortuite on aurait découvert qu’Il s’agissait ni plus ni moins que d’une campagne malveillante de dénigrement du voile pour discréditer le Coran. La plus part de ces femmes seraient des Françaises de souche et pourraient appartenir à des groupes féministes, aucune d’elles ne serait mariée à un croyant ni aurait fréquentée une Mosquée ou lu un Coran. Nombreuses sont celles qui veulent échapper à leur ambiances familliales et à des persécutions, elles y trouvent probablement un refuge sous cette accoutrement.

    Il est intéressant de se souvenir, que dans les années avant-guerre et jusqu’aux années 70-80, les femmes maghrébines qui voyageaient en France se débarrassaient du voile avant de prendre l’avion ou le bateau et s’en revêtissaient à leur retour au pays. De nombreuses femmes de ces générations peuvent encore en témoigner.

    On ne peut fallacieusement, par l’abus et la contrainte, priver ces femmes qu’elles soient voilées ou non, de ce qu’ils ont de plus précieux sur terre, leur liberté et le respect de leurs droits naturels. Durant 132 ans nous avons nous les français côtoyé la fatma et le voile en Algérie et au Maghreb sans nous préoccuper de la liberté de ces femmes voilées, notre grande hypocrisie s’est éteinte avec la perte de nos colonies et nos intérêts.

  2. Merci pour cet article..mais je voudrais demandé à Mr tariq Ramadan de relire profondément la question du voile dans l’islam.car on a ‘herité’ que le voile est une obligation islamique en se référant aux interpretations des deux versets de sourates « ennour » et « al ahzeb » et au hadith de « asmaa bint abu bakr » rapporté par par limam abou daoud selon  » khalid ibn dourayk » ( hadith mursal car khalid n’a pas vecu la meme periode de asmaa).
    Je crois que vous quelqu’un qui cherche continuellement la vérité et pour cela je vous invite à vérifer cet héritage.

  3. Je viens d’apprendre que Mr Tariq Ramadan dit que les mutilations génitales font partie des traditions musulmanes. Or, on m’avait toujours dit qu’il s’agissait de pratiques pré-islamiques. D’ailleurs la plupart des musulmans ne les pratiqueraient que rarement et de moins en moins. De plus, il me semble que l’islam (contrairement au christianisme notamment) ne renie pas le plaisir sexuel aux femmes, dans le cadre du mariage naturellement, alors que ces mutilations n’ont comme but que de les en priver. Mr Tariq Ramadan peut-il nous préciser quels sont les textes dans le Coran qui permettent, voire conseilleraient ces mutilations ? J’écoute régulièrement les conférences de Mr Tariq Ramadan et dans celles-ci justement il nous encourage toujours à rechercher dans le Coran les fondements des interdits et diverses pratiques.

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