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Tariq Ramadan, empêché d’entrer aux Etats-Unis

L’OpinionLe 2 août dernier l’Ambassade des Etats-Unis à Berne (Suisse) a, par téléphone, informé Tariq Ramadan que le Homeland Security Department avait décidé de révoquer le visa de résidence et de travail (H1) qui lui avait été octroyé le 5 mai 2004.

La Consul Générale n’a pu donner les raisons de cette décision (jusqu’à ce jour inconnues) et a indiqué qu’il pouvait refaire une demande de visa s’il le voulait. Cette décision est tombée exactement 9 jours avant son départ, prévu pour le 11 août, avec l’ensemble de sa famille. Engagé dès le 1er août à l’Université de Notre Dame (Indiana), il devait commencer son enseignement le 23 de ce même mois. Ses enfants étaient déjà inscrits dans leur institution scolaire respective et le déménagement avait déjà été effectué, les meubles et les affaires étant déjà arrivés aux Etats-Unis. C’est lui-même qui a informé l’Université de Notre Dame de la situation, le 2 août dernier : le Homeland Security Department ne l’avait pas même contactée. Elle a immédiatement demandé, comme cela est son droit, à ce que cette décision soit motivée et reconsidérée. Cette procédure suit son cours à l’heure actuelle. Mme Micheline Calmy-Rey, Conseillère fédérale, Ministre suisse des affaires étrangères, a personnellement demandé des explications aux autorités américaines sur la façon dont le Professeur Ramadan avait été traité dans cette affaire en regrettant que les relations académiques entre les deux pays puissent être entachées par de tels procédés. Rappel des faits C’est en juin 2003 que Tariq Ramadan a accepté la proposition qui lui avait été faite par l’Université de Notre Dame (Indiana) et le Kroc International Institute of Peace d’être engagé à la fois comme Professeur d’études islamiques et comme « Luce Professor » chargé du programme « Religion, Conflit et Promotion de la Paix ». En février 2004, l’Université de Notre Dame a déposé la demande officielle d’engagement qui a été acceptée par le Département de Justice et en particulier par le Homeland Security Department. La demande de visa a ensuite été déposée à l’Ambassade américaine à Berne (Suisse) le 24 mars 2004. La procédure d’étude du dossier, essentiellement sur le plan sécuritaire, a suivi normalement son cours et l’autorisation (clearance) a finalement été octroyée, à Washington, le 7 avril. Le visa de résidence et de travail (H1) lui a été remis le 5 mai ainsi qu’à l’ensemble de sa famille. Les préparatifs de déménagements et d’installation à South Bend ont commencé dès cette date, soit près de trois mois avant la surprenante décision du 2 août. L’ensemble des démarches administratives a été réalisé entre le mois de février et le mois de mai 2004, soit bien après la controverse et la médiatisation dont Tariq Ramadan a fait l’objet en France. C’est donc en connaissance de cause, et après une étude forcément très méticuleuse de son profil et de son dossier, sur le plan intellectuel et sécuritaire, que l’administration américaine lui avait d’abord octroyé le visa. La décision a été prise sous la pression des alertes terroristes sur New York et Washington de cet été et l’on sait que le Homeland Security s’appuyant sur l’informatique et des « listes de suspects » a souvent commis des erreurs, comme récemment avec le Sénateur Kennedy ; on sait aussi que certaines décisions sont parfois prises de façon absolument arbitraire sans grande considération pour le respect des droits civils de l’individu ; on sait enfin que quelques personnalités et organisations, avaient annoncé qu’elles regrettaient, voire s’opposaient à son engagement à l’Université de Notre Dame. Le silence de l’administration quant à ces motivations, suggère clairement que ce sont des pressions politiques qui ont provoqué cette décision de dernière minute. C’est ce qu’indiquent les premiers éléments d’explication révélés par le Chicago Tribune dans son édition du 24 août 2004. L’université de Notre Dame conteste cette décision non fondée et a demandé des explications aux plus hautes instances de l’administration américaine. Des démarches politiques et légales sont en cours pour que cette décision soit reconsidérée et que le Professeur Tariq Ramadan puisse dispenser son enseignement sur « L’éthique musulmane » prévu pour le semestre d’automne 2004-2005. Il s’agit de refuser les décisions arbitraires qui sont autant d’atteintes aux libertés civiles et, fondamentalement, à la liberté d’expression académique. En agissant de la sorte l’administration américaine se trompe de cible : alors qu’elle affirme combattre les terroristes, elle s’en prend à un intellectuel musulman qui n’a eu de cesse de dénoncer l’extrémisme, le littéralisme étroit et l’antisémitisme à l’intérieur même des sociétés et des communautés musulmanes du monde. En l’état, la présente décision l’empêche de participer aux conférences auxquelles il a été convié, entre autres les 3-6 septembre prochains à la 41ème Convention de l’ Islamic Society of North America où sont attendus près de 40 000 personnes, les 12-14 septembre à l’Université de Stanford à l’initiative du France-Stanford Center for Interdisciplinary Studies ; le 27 septembre à New York à l’invitation de l’ancien Président Bill Clinton ou encore les 19-21 novembre en Floride à l’invitation de William S. Cohen, ancien Sénateur et ancien Secrétaire de la Défense des Etats-Unis. Tariq Ramadan garde néanmoins l’espoir que l’administration américaine va prendre conscience du caractère malheureux et infondé de cette décision et qu’il lui sera bientôt possible de poursuivre, depuis l’Université de Notre Dame, son engagement en faveur du dialogue interreligieux, de la rencontre des civilisations et d’un meilleur vivre-ensemble dans nos sociétés pluralistes. D’après le Bureau européen de Tariq Ramadan

  1. Bonjour à tous,
    je me permets juste de faire une petite remarque concernant la décision malheureuse qui a été prise sur le refus de donner un visa au Pr Ramadan.
    Je pense effectivement que la validaion de sa demande de visa avait été faite dans un premier temps après une étude rigoureuse de son profil intellectuel dans un esprit avant tout d’égalité et de respect des droits de l’individu, mais qu’il lui a été retiré dans un second temps parce que l’on sait rendu compte finalement de l’importance de sa présence à des conférences aussi importantes que celles du mois de septembre qui devaient je le rapelle réunir plusieurs dizaines de milliers de personnes.Mais bon…
    Hafid.B de VLG

    1. Bonjour,
      je pense effectivement que la remarque de Mr Hafid est d”une remarquable clervoyance.Je voulais donc juste feliciter ce Monsieur.
      Cordialement..

    2. je pense que ces americains ils ont peur et evitent la véritè divine que TARIK EN SAIS BEAUCOUP

    3. je voulais signaler que la France a jouer un rôle dans la réponse (refus) des authorités américaines à la demande -de visa- de Tariq Ramadan. Si on peut dire la France à excérecé une “préssion” sur le secretariat d’etat pour refuser à Tariq Ramadan son visa.

    4. Je trouve votre reflexion pertinante.
      Aussi je voulais savoir quel était votre point de vue sur la péponse de Mr “Hafid de VLG” mentionné sur le message ci-contre.
      Merci d’avance…

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